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Valoriser le patrimoine historique

Depuis plusieurs décennies, la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine français est une préoccupation forte des pouvoirs publics. La notion même de patrimoine, jadis réservée aux chef d’œuvres et aux sites architecturaux remarquables, a évolué et intègre d’autres formes de témoignages de l’activité humaine qui deviennent à leur tour éléments du patrimoine à protéger. Ces nouvelles formes de patrimoine font sens car elles sont des témoignages ethnologiques, industriels ou sociaux davantage que des éléments physiques d’une histoire qui reste à raconter.

Le patrimoine regroupe ainsi des structures, des espaces naturels ou encore des savoirs-faire, témoins d’une histoire de l’Homme.
Dans un contexte d’une plus grande diversité culturelle, les collectivités territoriales s’interrogent sur la nature même des patrimoines à préserver, sur les particularités et les moyens de conservation comme la juste évaluation des risques et des investissements financiers. Devient ainsi patrimoine toute construction témoin de l’activité de l’Homme, des constructions qui marquent l’histoire autant qu’elles la font.

Les Terres Australes et Antarctiques Françaises recèlent de nombreux témoignages d’activités passées, résultants de découvertes, de conquêtes et d’entreprises. Pourquoi cette attirance de l’Homme vers les Terres australes, cette envie de connaître un territoire finalement indomptable où toute construction humaine s’avère difficile ?
Les sites de Port-Jeanne-d’Arc ou de Port-Couvreux, tous deux à Kerguelen, ou encore les vestiges de la langousterie de Saint-Paul sont autant de témoignages poignants d’une époque, le début du 20ème siècle, où quelques individus sont venus tenter leur chance à l’autre bout du monde. Dans la période récente, les bases scientifiques contemporaines deviennent témoins de la recherche permanente d’un avenir différent si ce n’est meilleur, où chacun peut laisser une trace.

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Pierres gravées de l’île Saint-Paul

La mise en valeurs du patrimoine des TAAF passe par son enregistrement, sa documentation et sa connaissance. Ainsi par exemple, la numérisation par scanner et en 3D de Port-Jeanne-d’Arc, ancienne station baleinière du début du XXe siècle à Kerguelen, permettra au plus grand nombre d’accéder à ce site du bout du monde et peut-être de mieux comprendre la soif de conquête et de découverte de l’Homme.

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Port Jeanne d’Arc au début du XXeme siècle
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Port Jeanne d’Arc de nos jours

Identifier et répertorier le patrimoine

L’ informatique est devenu un outil indispensable pour la valorisation des patrimoines. Ici, aux TAAF, les technologies numériques accompagnent ces territoires dans les démarches de mise en valeur de leurs richesses culturelles.

Les Technologies de l’Information et de la Communication peuvent contribuer à la reconnaissance culturelle de territoires qui n’ont pas encore une dimension historique ou immédiatement perçue comme telle.

Faciliter la conservation et participer à la construction d’une identité territoriale

Les TAAF ont une problématique principale, c’est l’absence d’habitants autochtones sur leurs territoires. Les Hommes ont toujours contribué à la création d’une identité, d’une culture. Seuls quelques personnes sont venues pour des périodes relativement courtes. Collecter la mémoire, au-delà de la valeur historique qu’elle représente, permet la constitution de repères communs sur les territoires qui la partagent. Elle suscite l’intérêt d’un public en raison des souvenirs et de l’émotion que cette mémoire procure.

Les TAAF promeuvent aussi les projets de mémoire collective comme l’histoire de Port Couvreux ou encore celles, malheureuses des oubliés de Saint Paul ou des esclaves de l’île Tromelin. Cela dans le but de laisser des traces afin de valoriser ces histoires individuelles ou dans un but du souvenir. En essayant ainsi de restituer la mémoire collective, les TAAF participent à la construction d’une identité forte au sein des territoires.

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Port Couvreux, 1928