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Accès à l’Antarctique

Soucieuse de la nécessité de préserver le continent blanc, la France a choisi de participer à la protection d’un des écosystèmes les plus fragiles du monde en ratifiant le Traité de Washington le 1er décembre 1959, entré en vigueur le 23 juin 1961, ainsi que son Protocole relatif à la protection de l’environnement en Antarctique (Madrid, le 4 octobre 1991).
Le continent Antarctique est ainsi une réserve naturelle consacrée à la paix et à la science, où seules les activités pacifiques sont autorisées. Le Traité gèle les revendications territoriales existantes entre les Parties contractantes, et exclut toute nouvelle revendication territoriale.

Plus d’informations sur le système du traité de l’Antarctique : www.ats.aq

Les États Parties au Traité sur l’Antarctique ont adopté des dispositions visant à encadrer l’accès et limiter l’impact des activités humaines afin de préserver cet environnement unique.
En application des dispositions du Protocole de Madrid, la France a adopté des mesures législatives et réglementaires encadrant les démarches nécessaires et obligatoires pour accéder à l’Antarctique :

Organisateurs d’expédition

Le préfet, administrateur supérieur des Terres australes et antarctiques françaises, est l’autorité nationale compétente pour recueillir, instruire les demandes et délivrer les autorisations. Conformément au Protocole de Madrid, certaines d’entre elles, en fonction de l’ampleur de l’impact qu’elles peuvent engendrer sur l’environnement, doivent être précédées d’une étude d’impact.

La demande d’autorisation et de déclaration d’activité en Antarctique fait l’objet d’une procédure particulière.

Le dossier de demande d’autorisation d’activité en Antarctique doit être complété et renvoyé par voie postale aux TAAF ou de préférence par voie électronique à l’adresse suivante : activites.antarctiques taaf.fr.

Chaque autorisation donnée par le préfet des TAAF impose un compte rendu d’activités qui doit prendre la forme du document suivant : post visit report form. Ce compte rendu doit être transmis dans les 3 mois suivant la fin de l’activité autorisée. L’absence de compte rendu compromettra sérieusement l’issue favorable d’une nouvelle demande.

Tourisme Individuel

Avis aux voyageurs en Antarctique

Toute activité en Antarctique, notamment touristique, sportive, survols etc, comporte des risques élevés quant à la sécurité des personnes et à la protection de l’environnement, tenant au milieu hostile, aux conditions climatiques extrêmes, ainsi qu’à l’éloignement des côtes, et donc des centres de secours.

L’accroissement du tourisme en Antarctique augmente ces risques d’accident et de naufrage, d’autant plus que certains navires de grande capacité accueillent plusieurs milliers de passagers, rendant improbable une opération de sauvetage en cas de situation d’urgence.

Afin de limiter les risques quant à la sécurité des personnes, il est recommandé aux voyageurs avant leur départ en Antarctique, de :

  • Consulter le site du ministère des affaires étrangères afin de prendre connaissance des conseils aux voyageurs de l’Antarctique à l’adresse suivante : cliquer ICI.
  • Les opérateurs affiliés à IAATO (international Association of Antarctica Tour Operators) sont respectueux de ces règles, qui obéissent à une réglementation propre à cette association, conformément aux mesures édictées par la Réunion consultative du Traité de l’Antarctique.
  • S’informer sur les conditions et modalités d’un rapatriement sanitaire dans la zone Antarctique auprès de l’organisateur du voyage ou la compagnie d’assurance dans le cas d’une assurance de rapatriement.

La réunion des Parties Consultatives au Traité sur l’Antarctique qui s’est tenue à New Delhi en mai 2007 a décidé à l’unanimité de décourager les débarquements en Antarctique pour les navires transportant plus de 500 personnes, de n’autoriser que les débarquements par groupe de 100 personnes maximum, qui devront être divisés en groupe de 20 personnes accompagnés d’un guide chacun.

EXEMPLE ET AVERTISSEMENT relatif aux infractions en Antarctique : l’affaire "Wordie House » : Le 6 février dernier, une audience opposant la collectivité des Terres australes et antarctiques françaises à monsieur G. s’est tenue au Tribunal Correctionnel de Paris. Saisie pour la première fois d’une infraction aux dispositions du Code de l’Environnement applicables au continent Antarctique, la juridiction avait l’occasion de confirmer par l’exemple les engagements pris par la France vis-à-vis des autres Etats Parties au Traité sur l’Antarctique (accéder au jugement en français, accéder au jugement en anglais)