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17 janvier 2014

Aperçu du reportage dédié aux programmes scientifiques menés sur Juan de Nova

Sébastien TURAY, journaliste, réalisateur et producteur de la société « Sur une île », s’est rendu à Juan de Nova à bord du voilier Antsiva afin de réaliser un reportage audiovisuel sur les programmes scientifiques menés sur l’île du 20 novembre au 20 décembre 2013.

Le reportage final sera prochainement diffusé à la télévision.
>> Pour découvrir un aperçu, cliquez ici

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Le développement de la recherche dans les Eparses
Depuis 2007 et le rattachement des îles Éparses (Europa, Bassas da India, Juan de Nova, Glorieuses et Tromelin) à l’administration des TAAF, trois grands chantiers ont été lancés dans les îles Éparses : la mise en place d’une pêcherie durable, le développement de la recherche et la création d’Aires Marines Protégées (recherche et conservation étant deux approches indissociables).

La communauté scientifique internationale considère effectivement que la situation géographique des îles Éparses et leur état de conservation exceptionnel offrent un support unique pour le développement de la recherche au niveau mondial. Les travaux scientifiques développés sur ces îles, au même titre que sur les autres terres gérées par les TAAF, peuvent répondre aux grands enjeux planétaires, tels que les effets des changements globaux, l’évolution de la biodiversité, les géosciences, etc.

L’île Juan de Nova est située dans le Canal du Mozambique à environ 150 km des côtes ouest de Madagascar. Sa superficie est de 5 km². C’est une île en croissant qui mesure 6 km d’une pointe à l’autre, pour une largeur de 1 600 mètres.
Cette île est protégée par un vaste lagon et une barrière corallienne. Elle est composée de collines rocheuses (beach-rock) et de dunes de sable pouvant atteindre 12 m de hauteur. Le faciès de l’île a été modifié par l’exploitation minière (phosphate) qui a eu lieu jusque dans les années 1970. Les dépôts phosphatés, entassés dans les petites dépressions de l’intérieur de l’île, sont le résultat d’une transformation du guano (exploitation entre 1900 et 1968) suite à des phénomènes physico-chimiques.
Fortement modifiée par l’intervention de l’homme (introduction de filaos, de cocotiers), la flore est relativement pauvre.
En revanche, la faune, notamment aviaire, est assez riche. L’île abrite ainsi la plus grande colonie de sternes fuligineuses de l’océan Indien, une des plus importantes au monde.

Le documentaire suit les travaux menés fin 2013 par les équipes de l’IRD Réunion sur le programme scientifique « BIORECIE », de l’Université Montpellier 2 – UMR 5119 ECOLAG avec le programme « COMMA » et de l’Université de la Réunion - Laboratoire d’écologie marine sur les programmes de recherche « MIRE » et « OMABIO ».