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12 septembre 2017

Arrivée de L’Astrolabe à La Réunion

Le 7 septembre, La Réunion a salué l’arrivée de L’Astrolabe, nouveau navire hybride à la fois brise-glace et patrouilleur. Après 26 jours de navigation depuis Brest, le navire a été rejoint par le navire scientifique Marion Dufresne au large, rassemblant ainsi la flotte des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) nécessaire au bon déroulement des multiples activités scientifiques et stratégiques localisées dans les îles et îlots ainsi qu’en Terre Adélie et garante de la présence française dans ces régions du monde.

L’Astrolabe est entré au port de la base navale sous la parade et les coups de canons de navires militaires, conformément au cérémonial de la Marine nationale.

En présence des autorités civiles, préfet de La Réunion, délégué du Gouvernement pour l’action de l’État en mer dans la zone Sud de l’océan Indien, préfet des Terres australes et antarctiques françaises et de l’autorité militaire, le commandant de zone maritime, le navire a amarré puis a accueilli à bord personnels et journalistes. Grâce aux explications des deux commandants, les visiteurs ont constaté la modernité et l’ergonomie du navire.

Remplaçant le précédent navire, il constitue un outil logistique pour l’ambition française en Antarctique grâce à ses qualités : navire de 72 m de long et 16 m de large, capable à la fois de progresser dans une couche de glace de 70 cm d’épaisseur et d’affronter les mers australes tout en hébergeant jusqu’à 60 personnes et en transportant 1 200 tonnes de fret et des hélicoptères civils.

Ce projet procède d’un partenariat innovant entre les Terres australes et antarctiques françaises, l’Institut polaire français Paul Emile Victor (IPEV) et la Marine Nationale. Il s’agit d’un exemple abouti de mutualisation des moyens nautiques français. Comme son prédécesseur, L’Astrolabe assurera des missions de logistique et de soutien de bases scientifiques en Antarctique au cours de l’été austral, sous la conduite de l’IPEV (120 jours par an). Il parcourra les 2700 km le séparant de la Terre Adélie en six jours maximum. Le reste de l’année, le patrouilleur polaire remplira des missions de souveraineté dans le sud de l’Océan indien, notamment dans la zone économique exclusive des TAAF. Il s’agit de missions de lutte contre les menaces (trafic de produits illicites, piraterie, etc.)

Le navire partira début octobre pour joindre son port de départ à Hobart en Australie sous gestion française.