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30 juin 2016

Atelier technique sur l’extension de la réserve naturelle nationale des Terres australes françaises

Dans le cadre du projet d’extension de la partie maritime de la réserve naturelle nationale des Terres australes françaises, les TAAF ont organisé du 6 au 10 juin 2016 un atelier scientifique, dont les objectifs étaient de définir et cartographier les enjeux de conservation des milieux marins de la Zone Economique Exclusive de Kerguelen, ainsi que de présenter les premiers résultats du projet CROMEBA sur Crozet. Les cartes établies lors de cet atelier constituent une première étape vers l’identification du périmètre d’extension de la réserve naturelle.

Créée en 2006, la réserve naturelle nationale (RNN) des Terres australes françaises rassemble les archipels de Crozet, Kerguelen, et les îles de Saint-Paul et Amsterdam. Avec 7000 km² de surface terrestre et 15700 km² de surface marine, elle est déjà la plus grande réserve naturelle de France.

Le projet d’extension fait suite à la déclaration de la Ministre Royal en marge de la COP21 d’étendre la réserve sur 550000 km². Il s’inscrit dans des contextes national et international favorables à ce type de projet, et notamment dans le cadre de l’engagement de notre pays à atteindre 20% de ses eaux classées en aires marines protégées à l’horizon 2020.

C’est dans ce contexte, et sur la base du programme d’éco-régionalisation mené entre 2011 et 2013 sur Crozet et Kerguelen par plusieurs partenaires (les Terres Australes et Antarctiques Françaises -TAAF, l’Agence des Aires Marines Protégées - l’Agence AMP, les laboratoires de l’Université Pierre et Marie Curie - UPMC, le Centre national de la recherche scientifique - CNRS, et le Muséum national d’Histoire naturelle - MNHN) que près d’une trentaine d’experts, pilotés par Philippe Koubbi, professeur à l’UPMC (UMR BOREA) et Christophe Guinet, Directeur de recherche au CNRS, se sont réunis.

Les experts et scientifiques mobilisés représentaient les établissements suivants : le CNRS et l’UPMC (UMR LOCEAN-IPSL et UMR BOREA), le MNHN (UMR BOREA et UMR LOCEAN), l’Université de Bourgogne (UMR Biogéosciences), le CNRS et l’Université de la Rochelle (UMR Centre d’études Biologiques de Chizé), le CLS (Collecte Localisation Satellites : Département Ecosystèmes Marins - Division Océanographie Spatiale), les TAAF (RNN des Terres australes françaises), l’Agence AMP et l’IPEV (Institut polaire français Paul-Emile Victor).

Une première évaluation des connaissances a donc pu être réalisée. Elle concerne 1) les caractéristiques océanographiques et géomorphologiques de la zone, 2) le pélagique (soit les espèces qui vivent dans la colonne d’eau, c’est-à-dire les parties autres que les côtes ou le fond marin), 3) le benthique incluant les poissons démersaux et les invertébrés (soit les espèces vivant au fond des mers et océans), et 4) les oiseaux et les mammifères marins. L’analyse de ces données a permis d’identifier de grandes écorégions fonctionnelles, qui ont été décrites et hiérarchisées au regard de leur importance écologique.

Sous la coordination de Philippe Koubbi, référent scientifique à la CCAMLR, un travail similaire a été réalisé dans le cadre du projet CROMEBA (CROzet Marine Ecosystem Based Approach), financé par le Ministère de l’Outre-mer et la réserve naturelle des Terres australes françaises, et a été restitué à l’ensemble des participants le 10 juin.

Superposées aux usages et à la réglementation, ces cartes serviront de base à la définition du périmètre de la partie maritime de la réserve. Elles intégreront le dossier d’extension qui sera remis au Ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer et au Conseil National de la Protection de la Nature début septembre puis qui sera proposé à la consultation du public en fin d’année.