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17 août 2011

Comité de pilotage des bonnes pratiques de pêche

Dans un contexte mondial dominé par le risque de surpêche, la pêche à la légine dans les TAAF est citée comme exemple de pêche durable et respectueuse de l’environnement.

Comme chaque année depuis 2007, le comité de pilotage des bonnes pratiques de pêche (C3P) s’est réuni mardi 17 août à l’initiative des Terres australes et antarctiques françaises à bord du Marion Dufresne qui est en escale logistique au Port des Galets (La Réunion).

Le rendez-vous du C3P est particulièrement important. En effet, l’objectif est de préserver la ressource de légine dans le cadre fixé par avis scientifique du Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN), celui de minimiser les interactions avec les autres composantes de l’écosystème (oiseaux de mer, orques, captures accessoires….). La concertation est essentielle pour réaliser ces objectifs de gestion durable.

Ce comité réunit des représentants de chaque armement (SAPMER, COMATA , Armements Réunionnais, Pêche Avenir, Cap Bourbon, Armas Pêche) et de chaque navire licencié pour pêcher la légine à Kerguelen et à Crozet et, d’autre part, des représentants des directions chargées de la mer et de l’environnement ainsi que des contrôleurs des pêches des TAAF.

Les échanges entre l’administration des TAAF, responsable de la gestion de cette pêcherie et les armements concernés sont fréquents : l’administration fixe des normes et s’assure de leurs respects notamment grâce aux contrôleurs de pêche, présents en permanence à bord des navires. Il s’agit de développer le contexte des prescriptions techniques encadrant la pêche et de recueillir les observations et propositions des équipages, premiers concernés.

Depuis quelques années, les TAAF, en concertation avec les armements, ont mis en œuvre une politique de pêche responsable en attribuant les quotas « au mérite », c’est-à-dire en fonction de la capacité des navires à respecter les règles d’une pêche durable. Les critères pour évaluer les navires sont objectifs et tirés des textes législatifs et réglementaires.

Dans ces conditions, il est crucial d’échanger avec les représentants de chaque navire afin qu’ils connaissent leurs marges de progression au vu du bilan de l’année écoulée. C’est également l’occasion d’expliciter les objectifs (étude de la déprédation par les orques, diminution des prises accessoires, limitation de la mortalité aviaire…). Ces échanges permettent de sensibiliser les équipages, tout en recueillant leurs observations afin de maintenir une gestion réaliste.

photos Emilie Richard-Taaf