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Journal de bord du Marion Dufresne (OP2-2018)

Suivez au fil de l’eau la rotation du navire du 10 août au 7 septembre 2018…

En attendant les 40ème……….rugissants

Vendredi 10 août 2018, 13h embarquement au Port. Impressions et appréhensions avant la grande aventure australe, tant attendue, voire inespérée.
Au revoir Réunion et nous entrons (nous les 11 passagers) en préambule pour quelques jours en mer, presque 3.000 km en non stop. Au menu journalier : s’acclimater, s’amariner, se gérer, se repérer dans les coursives et étages etc ; ceci avec des conférences, des protocoles, des formations en sécurité et biosécurité sur la R.N.N (Réserve Nationale Naturelle). Entendu ou lu quelque part : « Une réserve pour la paix et la science » & « Ne pas regretter le passé mais en garder les beaux souvenirs ».

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1 visite passerelle lundi 13 aout

Les repas sont des moments privilégiés où nous avons la chance d’échanger avec les scientifiques, militaires et volontaires qui partagent leur passion et leurs projets.

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2 le restaurant

Le passage des 40è rugissants s’est fait lundi 13 août à 20 heures. Sur le tableau d’affichage : « Attention : le choc risque d’être important. Pensez à vous tenir. »
Arrivée prévue à Crozet mercredi 15 août à 7 heures. Quelle Assomption !

Michel, Marc, Jean-Philippe, Jacqueline et Dorine

Travel on the Marion Dufresne, where French is the language spoken, can be a challenge for non-French speakers, like myself, an Australian.
But I view it as an opportunity to immerse myself in the language by being able to ask questions in my simplified French, to pick out words from conversations between people and being able to gain some sense about what is being spoken.
But I’ve been provided relief from my constant struggle to find the right words in French by the many passengers and crew who are able to speak English. They have also been very generous with their time in helping to me in understanding the details of what to expect on our voyage.
And then there are some odd bits of information I’ve been able can pick up when conversing with the researchers on board.
For example, penguins are called << manchots >> in French while << pingouin >> refers to a similar looking species of bird which live in the Arctic regions. What most people know as penguins do not exist in the Arctic.
And for a while I was stumped when one of presentations listed << BLO >> as introduced species to some of islands of Terres Australes Françaises. Then I remembered from my reading of articles on the TAAF website that it referred to rabbits, or << bête à longues oreilles >> (long-eared animal). The French word for “rabbit” isn’t spoken onboard ships as the French mariners believe it will bring bad luck.

John O’Neil

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3 albatros

© Rainer Ertel

ÉNIGME
Que sont les « 5 F » sur un bateau ?
Pour connaître la réponse, rendez-vous à la prochaine étape.


Escale à Crozet du 15 au17 août

L’archipel de Crozet se mérite.
En effet, la nuit avant l’arrivée sur Crozet a été mémorable, entre chaises et valises qui volent et qui roulent, alarme qui se déclenche pendant la nuit (semble-t-il par erreur) et in fine un blessé léger, le futur chef de district de Kerguelen (le fameux DisKer, pas celui qui vend des disques) dont l’arcade sourcilière n’a pas résisté au cadre qui lui est tombé dessus pendant son sommeil suite aux secousses.

Mais le matin une fois au mouillage en découvrant l’Île de la Possession (seule île de l’archipel où la présence humaine est autorisée), l’intuition que ça en valait la peine.

Ensuite, c’est une arrivée en hélicoptère (premier vol pour beaucoup d’entre nous) sous le soleil à la base Alfred-Faure, accueil chaleureux par le chef de district de Crozet (le fameux DisCro, pas celui qui préfère ne pas trop se montro), visite de la Baie des Marins avec ses nombreux manchots, éléphants de mer et pétrels qui cohabitent, retour à la base avec de telles rafales de vent qu’une plus forte que les autres nous a tous projetés à terre ou dans le fossé (bilan, quelques frayeurs et surtout 1 œil-au-beurre-noir et 1 point de suture pour Dorine, dont l’arcade se souviendra également de ce 15 août). Après-midi de pluie et retour précipité sur le Marion-Dufresne suite à une alerte météo.

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Vallée des Branloires BUS

© Fanny Trap

Le lendemain, une journée mémorable avec dépose par hélicoptère à la base américaine (dite « BUS » pour « Baie Américaine ») et immédiatement un paysage magnifique entre une rivière coulant dans une steppe dorée jusqu’à une plage de sable noir où se prélassent quelques éléphants de mer, montagnes enneigées au fond, falaises abruptes autour… Puis traversée de la rivière qui justifiait d’emmener les bottes hautes et marche vers la petite manchotière. Des images inoubliables, des couleurs et une luminosité changeante selon le temps (grand soleil, neige ou grésil mais pas de pluie !), tout cela notamment grâce à notre guide de la réserve naturelle, Cassandra, qui nous a accompagnés pendant ces deux jours avec un enthousiasme, une bonne humeur et une passion contagieuse pour tous les sujets de faune et de flore crozétienne. Un Grand merci à elle pour ces deux journées.

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sous le grésil

© Fanny Trap

Comme cela arrive dans les OP, et c’est en même temps ce qui en fait son caractère si particulier, le dernier jour fut passé à bord, la faute à la tempête qui s’est levée avec un vent en rafale à 140 km/h et une pluie diluvienne (au brouillard) qui empêcha l’hélico de décoller de la journée.

Ghislain

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le groupe

© Jean-Philippe Boucher

Réponse à l’énigme précédente :
Les cinq moyens de limiter le mal de mer : éviter le Froid, la Faim, la Frousse, la Fatigue et… la Foif.


Escale à Kerguelen du 21 au 25 août

Après 10 jours de voyage dont 8 jours de mer, nous apercevons les îles Kerguelen, et plus précisément l’arche… celle-là même par laquelle est arrivé Yves de Kerguelen de Trémarec en 1794.

Nous entrons tout de suite dans la réalité météorologique de cet archipel, à la frontière des 50èmes hurlants : les vents violents font couler les cascades vers le ciel, la houle vient taquiner les photographes en rang sur le pont et le grésil nous fouette délicatement le visage. Nous redescendons encore un peu au sud, en direction de la base de Port-aux-Français (PAF). Lovés dans le golfe du Morbihan, nous pouvons profiter d’une rare nuit au calme sur le Marion Dufresne. Ni tangage ni roulis ne viendront agiter nos rêves aujourd’hui.

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Kerguelen MD

© Fanny Trap

Le lendemain matin, nous chaussons nos bottes et partons à la découverte de cette terre australe, avec nos hôtes de la Réserve Naturelle : Raphaëlle, dit DESBISOUS, spécialiste ès Flore et Azorelle et Jean-Charles , dit LEPÊCHEUR, spécialiste ès Faune et Zoiseaux. L’hélico nous pose dans un no man’s land minéral, au pied de la grande cascade et de la (bien nommée) rivière du sud. Le soleil, le vent et le grésil se disputent le protagonisme de la journée pendant que nous marchons en profitant des paysages désolés et des quelques plantes que l’hiver austral ne décourage pas. Sur notre chemin, des lapins et des rennes, mammifères introduits, fiers survivants de ces contrées hostiles.
Après un passage par le Val Studer pour une démonstration venturi, nous arrivons à la cabane Chez Jacky qui nous accueillera pour la nuit. Le dîner, à la lueur des bougies, est aussi chaleureux que délicieux.

Au lever du soleil, nous découvrons une nouvelle carte postale : la vallée, les montagnes, les plages… tout, autour de nous, est enneigé. Comme à leur habitude, le soleil, le vent et le grésil se disputent le premier rôle. Chaque instant est un spectacle changeant et on s’ébahit devant ces espèces australes : sternes de Kerguelen, canards d’Eaton, cormoran, goéland, manchots papou… La randonnée matinale nous mène jusqu’à la base de PAF où nous découvrons la vie et l’organisation de cette drôle de microsociété, ce groupe d’une quarantaine de personnes, la plupart hivernantes, qui vit dans une forme d’autarcie joyeuse près de 80% de l’année. Des rencontres qui surprennent autant qu’elles fascinent.

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cabane Jacky

© Fanny Trap

La suite des aventures nous emmène à Laboureur, un chalet en bois cosy, niché au fond d’un fjord, au bord de l’eau. Le trajet-survol est juste magique : les îles enneigées se dessinent sur les bras de mer, les lacs gèlent au sommet des montagnes, et le vent, comme à son habitude, continue de sculpter les canyons. Nous découvrons les alentours de la cabane et les sites de pêche à la truite.

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challand à Laboureur

© Fanny Trap

Nous sommes rejoints en fin d’après-midi par l’équipe de l’Aventure II, le chaland de la base, qui doit se mettre à l’abri en prévision de la tempête qui doit frapper PAF ces prochaines 36 heures. Nous faisons connaissance avec le Bosco et le mécanicien, marins sans pompon, et comprenons que nous aussi allons devoir nous mettre à l’abri et rester une nuit de plus en cabane. C’est finalement ça Kerguelen… la surprise permanente… car ici, la seule chose dont on est sûr c’est… que l’on est sûr de rien ! Mais c’est cela aussi le précieux goût de l’aventure… la surprise et l’inattendu.

par Fanny

21 August

During the night we had reached the base of Port-aux-Français after viewing the iconic Arch of Kerguelen on the north-west point of the island in the late afternoon of yesterday. While the arch, so often sketched by the early explorers, had collapsed in the very early part of the last century, the two remaining towering basalt pillars were still an impressive sight. The howling winds we encountered while on deck turned a nearby cascade upside down, driving the water vertically upwards into the air. But this morning the weather was kinder with only a moderate breeze and weak sunshine. We were organized in two groups to alternate between two cabins for our overnight stays on Kerguelen. Our group comprised Philippe, Jean Claude, Marc, Rainer and myself, besides Clémence, the TAAF guide and the organizer of the trip, and Jean Charles from Réserve Naturelle, whom we picked up from the base. We were helicoptered to Cabine Laboureur on the shores of a fjord at the head of the Gulf of Morbihan, about 50 km from the ship. As we neared the cabin the weather quickly closed in and there were a few uncomfortable moments when we were tossed about by the turbulence. Safely on the ground and our gear stored in the cabin, we were soon on a walk to the head of another fjord while Clémence stayed behind with Rainer who wished to observe different species of birds closer to the cabin. A relatively easy walk of several hours through a beautiful landscape brought us to the shores of the fjord where a herd of about 30 reindeer were grazing. Spooked by the sight of us, they ran away in single file further along the beach before stopping to observe us. We reached a waterfall where we had lunch, after which Philippe, with a fishing rod borrowed from Jean Charles, decided to try his hand at catching a trout. Within minutes he had hooked one but as he brought it closer the bank, the trout was able to thrash itself free. However, five minutes later he was able to hook another and this time was successful in landing it. At more than a metre long, Philippe proudly said it was the biggest fish he had ever caught. It made a tasty addition to our dinner that night back at the cabin. About half an hour after our return, it began to snow quite heavily for a short time, blanketing the entire landscape and creating an entirely new panaroma.

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truite pêchée par Philippe

© JC Delattre

22 August

The morning dawned grey with more snow looking as though it could be a distinct possibility. For our hike this morning, Clémence led Philippe, Jean Claude, Marc and myself up a valley to a plateau above the cabin. The rabbits, which were seen in the area yesterday, again scattered at the sight of us. The mossy marshes, which were now iced over, provided a more solid footing than yesterday before we reached the rocky slope that led up to the plateau. At the top of the valley were several small lakes, partially frozen over. Snow was again beginning to fall with the wind also building in intensity. From this height, we were able look over the long, narrow expanse of water that was Bras de J. Laboureur, hemmed in on both sides by steep cliffs. Slowly we descend down over rocks and snow to a small stream in a valley below. From here, we followed the stream’s path as it tumbled steeply down to enter the fjord beside the cabin. We had just finished lunch at the cabin when we received a call that the helicopter would be picking us up at 2.30 pm to take us back to the Marion Defresne and a welcomed hot shower.

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vue sur Laboureur

© Fanny Trap

23August

This morning the sun was out and the breeze was light, at least by Kerguelen standards, so I was looking forward to the hiking from the Cirque de Grand Cascade in the interior of the island to Cabine Jacky. This was where the other group had stayed two nights ago. However, when the helicopter returned from the base, an electrical problem was discovered. After waiting for about an hour in the hanger for the problem to be fixed, we were told we would be having lunch on board the Marion Dufresne. Later, Clémence told us the repairs had been made and to be ready to go at 1 pm. As it was too late in the day to make the trek from the Grand Cascade, the helicopter took us directly to Cabine Jacky. Clémence then took Jean Claude and myself to a lookout point overlooking the valley while Phillipe, Jean Charles and Marc decided to try their luck with trout fishing the Riviere du Sud below the cabin. From the lookout point, the Riviere du Sud appeared as silvery strands reaching back to a snow covered massif that split the broad valley in two. Just a few metres from where we were standing, a small waterfall was frozen in time, icicles welded onto the black rock face. As we descended over the rocky snow covered towards the river to find the rest of the group, rabbits suddenly appeared as though from nowhere to dart away at our approach. There was no fishing tale to be told tonight in the cabin as the predicted wind outside began to gather in intensity.

24 August

We started our walk from Cabine Jacky back to the base at about 8.30 am with the wind still blowing strongly, although fortunately at our backs. Even with a waterproof covering, the driving rain was able to find its way into the bag on my back. The first part of the three-hour hike was over a exposed rocky landscape where at times we would have to stop, with legs spread wide apart, head bowed and leaning into the wind, to avoid being blown over by strong wind gusts. As we got nearer to the coast, however, the wind eased slightly and the ground became smoother with mosses and low growing vegetation able to gain a foothold in the sandy soil. Walking along above the rocky coastline, we were able to see in the distance the superstructure of the Marion Defresne emerging from the mist. On a section of beach a lone male adult sea elephant had pulled itself up just above the waterline. Whale bones lay scattered about on the beach although three of the large vertebrate had maintained their alignment. Seabirds rested on the ground as the gusting wind making it difficult for them to take off and maintain flight. Nearer to the base we encountered a small colony of gentoo penguins, or manchot papous in French, sheltering beneath a rock outcrop. Upon reaching Port-aux-Français we were taken upstairs to the bar where we were welcomed with coffee and croissants. After lunch, we waited around for news as to whether we would be taken back to the ship this afternoon, but the weather began to deteriorate further with rain falling more heavily. At 4 pm we were shown to our comfortable heated rooms on the base where we were to spend the night. After a hot shower, I took a nap until 6.30 pm before making my way the short distance through the driving rain to the dining hall.

25 August

The patter of rain on the roof of the accommodation block during the night ceased with bright sunshine in the morning. In making my way to breakfast this morning, I had to be very careful not to slip on the icy roadway. At 9 am, Clémence had organized a tour of the base, with the first stop being the bio-security office, followed by the Réserve Naturelle office. We then set off up the hill to the residence of the Chief of the District which was very modern and very comfortable. The new district chief, who had only been in the job for one day, said he was surprised at how well the residence was fitted out. After showing us around, we next visited the post office. The other group arrived at the base having spent two nights at Cabine Laboureur. After lunch we all visited the Co-op shop to make additional purchases of gifts and then on to the base hospital where we were shown around by the doctor in charge. With about an hour’s free time before the helicopter was due to take us to the Marion Dufresne, I headed out to take a photo of the Route 66 sign on the road that connected base with the metrological station a few kilometres away. There was also just enough time for a quick view inside the Chapelle du Vent on the outskirts of the base before the helicopter ride back to the Marion Defresne. Back on board, I was told wind gusts had been recorded on the ship yesterday of up to 83 knots. We left Port-aux Français for Amsterdam Island at 6 pm.

John O’Neil


Escale à Amsterdam du 28 au 30 Août

La mer est calme ce matin , l’anticyclone bien présent et une dépression au sud nous pousse à 13 nœuds vers le retour, Tromelin puis la Réunion .
Nous avons quitté Amsterdam hier par un passage devant les magnifiques falaises d’Entrecasteaux. Les Gorfous sauteurs ne sont que des petits points blancs sur la falaise et les Albatros d’Amsterdam bien cachés.

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sieste à la cale

© Philippe Supié

Nous aurons passé 3 jours à Amsterdam dont 2 nuits en cabane (Antonelli et Ribault).
Dès la descente de l’hélico, nous sommes accueillis par le chef de District en tenue officielle et de délicieuses crêpes ; le temps est presque agréable avec l’absence totale de vent, ce qui nous change des escales précédentes.
Nous partons immédiatement voir les otaries qui entourent la base ; Chloé, ornitho de formation, nous dira tout sur ces petits mammifères qui occupent en fait 70 % de son temps.
Les « pups » (bébés otaries) sont partout et attendent le retour de leur mère une ou deux fois par mois.

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pup

© Philippe Supié

La grande affaire d’Amsterdam c’est la reforestation de l’île en Phylica, l’arbre endémique qui avait presque complètement disparu à cause de l’élevage avorté de bovins mais aussi des incendies ; Dominique nous expliquera avec passion son travail qu’il confiera bientôt à Mélanie arrivée avec le Marion pour 16 mois sur Ams. Chacun d’entre nous plantera sur la base son Phylica avec une étiquette à son nom (et le secret espoir de revenir le voir dans une dizaine d’années !!!).

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phylica

© Philippe Supié

Autre activité sur Amsterdam, c’est la station météo ; les mesures réalisées servent de référence mondiale car l’air y est le plus pur au monde. Gaz carbonique, vapeur d’eau, méthane, radon y sont mesurés en continu ainsi que le mercure atmosphérique comme nous l’expliquera Léa ; après traitement, ces données sont ensuite mises à disposition de la communauté internationale.

Un Chef de District qui arrive, un autre qui boucle ses valises, la passation, et c’est une nouvelle mission d’un an qui recommence, la continuité dans le changement.

Ils sont une poignée (une vingtaine ) regroupés à la sortie de la base Martin-de-Viviès sur le banc de la solitude à nous faire signe ce soir au départ du Marion, entre eux maintenant, petite communauté du bout du monde représentant la France pour une aventure commune de 12 mois et plus pour certains qui sera rythmée par les rotations du Marion Dufresne.
Dans mon objectif je vois Mélanie, assise sur le coté, la tête posée sur sa main, à quoi pense t elle en regardant s’éloigner le Marion ? c’est le secret des hivernants …

Philippe

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départ

© Philippe Supié


Birds watching

It starts often in the garden at home and procedes to foreign countries, to deserts, high mountains and to the open seas.
After several pelagic trips in other parts of the world it was a dream for me to travel with the Marion Dufresne to the remote islands of TAAF.
To see these pelagic birds is sometimes easy or in other times very difficult.
Even more, it is sometimes hard work to take reasonable photos of these birds which fly with high speed over or between the waves.
I am very happy wtih my results.
On the other hand, these weeks were a holiday with excellent food and such a lot of comfort that I haven’t have on other ships. And of course it was very friendly in that many people on board were very nice and helped me by speaking English.
I will never forget that in these weeks my old dreams came true.

Rainer Ertel

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sternes blanches

© Michel Jeanney


Si Tromelin m’était conté et compté

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fous masqués

© Michel Jeanney

Mercredi 5 septembre au matin, Tromelin nous apparaît dans sa minuscule surface de 1 km². Ce caillou s’appelait l’île aux Sables et suite au drame des oubliés Malgaches, le preux chevalier de Tromelin y laissa son empreinte de nom depuis 1722.
Cette île fait partie de l archipel des Eparses et, si revendiquée par Maurice et Madagascar, elle est le signe de la souveraineté Française par une base où un détachement y est installé pendant des séjours de quelques mois. Tromelin est le paradis des oiseaux. Cinq espèces ont été dénombrées : les fous à pieds rouges et les fous masqués, les sternes blanches et les sternes fuligineuses, les noddibras. Ici pas de guerre des espèces et des espaces, chacun retrouvant son milieu adéquat. La piste pour les avions militaires, qui est au milieu de l’île, est le seul aléas en tant qu’oiseau de fer.

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fous à pieds rouges

© Michel Jeanney

Ici, c’est aussi le paradis des tortues venant y pondre la nuit et laissant leurs traces de retour vers la mer. Idem pour les juvéniles qui, lors de leur éclosion émergente, se hâtent vers les flots ; un moment critique et vulnérable choisi par les prédateurs.La flore est essentiellement composée de veloutiers aux feuilles douces mais adaptées aux aléas climatiques.
Les abords de cette île sont difficiles car battus par les vents et les ressacs et, si quelques morceaux de plage existent, les requins y seraient nombreux.
Si pour le Marion Dufresne ce fut une halte de ravitaillement (logistique et personnel) ce fut pour nous, visiteurs témoins, un supplément opportun pour notre grande aventure australe. Merci.

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notre groupe

© Michel Jeanney

Mercredi soir, lors de l’appareillage, nous fûmes salués par un ballet d’une baleine avec son baleineau. Communication ou clin d œil du destin ? Entre terre, ciel et mer, allez donc savoir…
Au revoir Tromelin et bon vent !
Michel

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baleine Tromelin

© Michel Jeanney

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et son baleineau

© Michel Jeanney

**** Tremolin de Michou ****

Terre perdue mais retrouvée au milieu de ces océans hurleurs
Rarissime beauté en ex-paradis et ceci même à toutes heures
Etre et avoir avec vivre et survivre en univers tantinet rageur
Mi-rêve ou mi réalité en décor Robinson Crusoé découvreurs
Où les nuits étoilées font corps aux vagues et flots en fureurs
La flore comme la faune ensemble en une cohésion de chœur
Idéalise et se complète en ici comme ailleurs nulle part ailleurs
Numerus clausus telle affaire Dreyfus : la Vie en coup de cœur.

- Entendus au hasard des pérégrinations -

" Ne pas regretter le passé mais garder les beaux souvenirs". Jean Claude.
" La vie est trop courte pour oublier d’en profiter". Jacky.
" Ne nous soumet pas à la tentation … mais la tentation existe pour que l’on y cède". Notre Père et Alphonse Daudet.
" Honni soit qui mal/mâle en/y pense". Michou.