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> L’île de Saint-Paul

Le district de Saint-Paul et Amsterdam est situé dans sud de l’océan Indien, il est composé de deux îles distantes d’environ 85 kilomètres :

  • L’île Saint-Paul (38°43’S et 77°31’E)
  • L’île d’Amsterdam (37°50’S et 77°31E), quelquefois appelée île de la Nouvelle-Amsterdam.

Les îles Saint-Paul et Amsterdam bénéficient d’un climat océanique marqué par l’absence de neige et de gelée en hiver, et la présence d’un vent constant de secteur ouest.

Les îles Saint-Paul et Amsterdam sont les îles les plus récentes des Terres australes françaises. Elles sont toutes les deux d’origines volcaniques et représentent chacune le sommet émergé d’un volcan. Leur émersion date d’environ 100 000 ans. Les coulées les plus récentes sont situées sur l’île Amsterdam et auraient une dizaine de milliers d’années.
La crique de l’île Saint-Paul s’est formée suite à l’effondrement d’une partie nord de l’édifice volcanique, provoqué par l’activité d’une grande faille (de direction nord ouest, sud est) qui marque aujourd’hui le paysage.
Sources : Doucet et al., 2003. Géologie des îles Amsterdam et Saint-Paul. In Géologues, spécial DOMT-TOM, 137, juin 2003.

Saint-Paul

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L’île Saint-Paul (8 km²) est caractérisée par la présence d’un cratère central envahi par la mer, avec une passe peu profonde délimitée par deux jetées naturelles de bloc rocheux. Des bulles et quelques vapeurs indiquant la présence de sources d’eau chaude, au fond du cratère, témoignent de l’activité volcanique assoupie des lieux.

Occupation humaine

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Il n’y a aucune présence humaine permanente sur l’île qui n’est visitée que lors de brèves expéditions scientifiques. Entre 1850 et 1930, des tentatives d’implantation de pêcheries et de conserveries ont eu lieu, essentiellement pour l’exploitation des langoustes, très abondantes sur ces côtes. Mais elles se sont soldées par des échecs du fait de l’isolement, du manque de ressources et d’abris. La dernière tentative se finissant même en tragédie connue en France, sous le nom des "Oubliés de Saint-Paul" avec la mort de dizaines de colons. En dehors des missions scientifiques, l’accès sur l’île est désormais interdit pour raisons environnementales.

Faune et flore

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Les eaux environnantes sont riches en poissons et en langoustes (Jasus paulensis). Chaque année, le préfet des TAAF publie un décret indiquant zones de pêches, type et quotas de prise dans les eaux territoriales et la zone économique exclusive des îles Saint-Paul et Amsterdam.

On retrouve la faune habituelle des îles subantarctiques. Une population importante d’otaries (Arctocephalus tropicalis) fréquente les côtes et s’y reproduit. De nombreux oiseaux marins viennent également nicher à terre.

L’introduction de lapins mais surtout de rats, probablement arrivés avec les premiers bateaux de pêche au XVIIIe ou au XIXe siècle a gravement déstabilisé l’écosystème, réduisant considérablement la nidification d’oiseaux. La population de rats à la fin des années 1990 été estimée entre 50 000 et 100 000 individus. Seul un gros rocher, "La quille", séparé de l’île par un bras de mer était épargné. L’île a entièrement été dératisée en 1999. Depuis, la population d’oiseaux s’est progressivement reconstituée.