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4 octobre 2017

La réserve naturelle nationale des Terres australes françaises à IMPAC 4

La réserve naturelle nationale des Terres australes françaises a participé au 4ème Congrès international des aires marines protégées, IMPAC4, qui s’est tenu à La Serena au Chili du 4 au 8 septembre sur le thème « réunir les hommes et l’océan ». Une occasion unique pour la Réserve de partager son expérience de gestion et d’échanger avec d’autres gestionnaires de grandes aires marines protégées (AMP) à travers le monde.

Ce 4ème congrès international des aires marines protégées (AMP) s’inscrit dans la continuité des congrès IMPAC, dont la précédente édition fue portée par la France à Marseille en 2013 et qui visent à réunir les acteurs des AMP (gestionnaires, scientifiques, décisionnaires, ONG, etc.) pour favoriser les partages d’expériences et encourager les bonnes pratiques de création et de gestion de ces AMP. Cette année, près de 1000 personnes se sont réunies afin d’échanger au cours de conférences et d’ateliers de travail sur le rôle des AMP dans la régulation des changements globaux, l’implication des populations locales dans la création et la gestion des AMP, le financement et l’efficacité de la gestion ou encore la protection de la biodiversité en haute mer.

La réserve naturelle nationale des Terres australes françaises a participé à ces réflexions, notamment par l’animation de deux conférences et la participation à un atelier sur le thème “Grandes AMP - histoires d’expériences réussies et perspectives pour l’avenir”. En effet, avec ses 672 969 km2 et l’adoption, en mars 2017, d’un périmètre de protection autour de cette Réserve qui couvre l’ensemble des eaux sous juridiction des Terres australes françaises, la réserve naturelle nationale des Terres australes françaises représente aujourd’hui une des plus grandes AMP au monde. Ainsi, elle représente un exemple intéressant de création et gestion d’AMP en milieu isolé subantarctique, basé sur un lien indissociable entre science et gestion. Ce congrès fut l’opportunité pour la Réserve de se positionner auprès des gestionnaires de grandes AMP en faveur de la mise en œuvre de bonnes pratiques de gestion et de la protection des océans au niveau international.

Le congès IMPAC4 s’est achevé par une rencontre politique de haut niveau le 9 septembre à Viña del Mar, présidée par Michèle Bachelet, Présidente de la République du Chili. La rencontre politique comptait une importante représentation de la France avec notamment Serge Ségura, ambassadeur chargé des océans et Ségolène Royal,chargée de la négociation internationale pour les pôles Arctique et Antarctique. Les représentants des pays présents ont alors lancé un appel à l’action en faveur de la protection des océans, du renforcement du réseau international d’AMP et de l’efficacité de la gestion des AMP. Le Chili et la France ont également signé un accord de coopération permettant de promouvoir les bonnes pratiques en matière de gestion d’AMP.

Pour rappel, la communauté internationale s’est engagée à mettre en place un réseau d’aires marines protégées de 10% en 2020 sur l’ensemble des océans et de 30% en 2030. Avec la création récente d’une AMP sur toute la zone économique exclusive entourant l’île chilienne de Rapa Nui (île de Pâques), le Chili compte désormais la plus grande proportion de surface maritime protégée au monde. La France, avec 22% d’AMP, se positionne quant à elle en 5ème position.

Le prochain rendez-vous est déjà donné à Vancouver (Canada) en 2021 : une nouvelle occasion de constater, espérons-le, les progrès qui auront été réalisés de protéger les océans un peu partout à travers le monde.