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La science dans les Terres australes françaises

Les territoires des TAAF accueillent de nombreuses activités de recherche sur les districts, dans des domaines très variés, touchant aussi bien les sciences de la vie que les sciences de l’univers, et ce depuis plusieurs décennies. Avec une moyenne annuelle de plus de 225 chercheurs français ou étrangers accueillis dans les TAAF pour œuvrer à travers une soixantaine de programmes, mis en œuvre par l’Institut polaire français Paul Emile Victor (IPEV), ce sont près d’un millier de scientifiques qui ont séjourné sur les districts austraux et antarctiques (hors station franco-italienne Concordia) depuis 2004.

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D’une manière plus générale, les TAAF sont des observatoires de choix des effets des changements climatiques. Les espèces animales et végétales de ces territoires, parfaitement adaptées aux conditions extrêmes, sont très sensibles aux perturbations de l’environnement. Les TAAF représentent ainsi de véritables laboratoires naturels permettant d’étudier la réponse des populations aux évolutions environnementales et notamment aux changement globaux.

Les variables démographiques de la plupart des espèces d’oiseaux marins et de pinnipèdes sont ainsi enregistrées depuis plusieurs dizaines d’années, voire un demi-siècle pour certaines d’entre elles. Il en est de même de l’évolution des communautés animales et végétales de plusieurs habitats terrestres.


Iles Australes Françaises par ipev

Les îles subantarctiques françaises figurent en outre parmi les rares endroits à ces latitudes où il est possible d’enregistrer l’activité géophysique de notre planète. Les données récoltées dans ce domaine au sein des TAAF sont d’une grande importance pour l’étude de la dynamique interne du globe.


Le laboratoire de géophysique de Kerguelen par TAAF

Les observatoires de la Terre (sismologie, magnétisme, ionosphère, chimie atmosphérique…) jouent un rôle essentiel dans le maillage de la planète, dont le réseau est particulièrement lâche dans les régions australes. Par conséquent, la présence de Météo-France sur tous les districts permet de maintenir cet effort dans le domaine de la météorologie dans ces régions isolées, mais non dépourvues de trafics maritimes (notamment la pêche).


La présence de Météo France sur Kerguelen par TAAF

Ces observatoires, ainsi que le suivi à long terme des populations animales et végétales, ont toujours reçu la plus haute priorité, permettant aux équipes françaises de disposer des plus longues séries de données disponibles dans le subantarctique. Plusieurs de ces programmes de recherche sont indispensables à la gestion de la Réserve naturelle des Terres australes françaises, créée en 2006 par décret interministériel et dont les TAAF sont l’organisme gestionnaire.

En parallèle à cette activité de recherche soutenue, il faut souligner la présence d’installations du CNES à Kerguelen (suivi satellitaire) et du CEA à Crozet, Kerguelen et prochainement en Terre Adélie (veille relative au Traité d’interdiction complète des essais nucléaires - TICE - signé en 1996).

L’excellence de la recherche française dans la région se mesure non seulement à la réputation des équipes de recherche au niveau international, mais aussi, de manière plus quantitative, au nombre de publications produites par les chercheurs français dans les revues scientifiques de haut niveau : la France occupe ainsi à ce jour, le 5ème rang mondial des auteurs d’articles relatifs à l’Antarctique (derrière de grands pays tels que les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Australie et l’Allemagne), et au 1er rang en ce qui concerne le subantarctique.

Pour en savoir plus, consultez la rubrique "Programmes de recherche" sur le site web de l’IPEV