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Le Malin

Le Malin est un patrouilleur appartenant au Ministère de la Défense et rattaché aux Forces armées dans la zone Sud de l’océan Indien (FAZSOI).
Les FAZSOI ont pour mission de protéger le territoire national et les installations stratégiques, et de contribuer au maintien de la sécurité. Ils sont également chargés d’assurer la prévention et la préservation des intérêts de la France dans leur zone de responsabilité contre toute forme d’agression extérieure ; de soutenir l’action de l’Etat et contribuer aux conditions de stabilité et de développement des collectivités territoriales par la mise en œuvre de moyens militaires ; d’affirmer la souveraineté française. En cas de crise, elles sont en mesure de conduire ou participer à une opération militaire et/ou de mener des opérations de secours d’urgence (assistance humanitaire, catastrophes naturelles).

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Le contenu qui suit est extrait du site web de l’association Net-Marine qui a pour but le développement et la diffusion de l’information militaire maritime française sur internet (lien vers l’article original rédigé par Jean-Michel Roche : Patrouilleur Le Malin).

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Le Malin, le patrouilleur des FAZSOI
© Jacques Camey

Mis sur cale le 21 décembre 1994 à Olensvaag (Norvège), Le Malin a été mis à flot en janvier 1997, sous le nom de Caroline Glacial.
Aujourd’hui patrouilleur d’Etat, ce bâtiment a pourtant commencé sa vie comme palangrier. Sa spécialité était la pêche à la légine, un poisson des grandes profondeurs dont la chair est très appréciée en Asie… et très chère. La légine est aussi un poisson protégé, et le Caroline Glacial travaillait en toute illégalité !

Il débute sa carrière de contrebandier en Antarctique, opérant sous des pavillons de complaisance (Panama, Honduras). Passant d’un armateur à l’autre, le navire est vendu en 2003 et 2004, et rebaptisé successivement America n°1 puis Apache.

Un jour de juin 2004, le patrouilleur austral Albatros, l’intercepte et l’arraisonne aux Kerguelen. Le brigand est contraint de rallier la Réunion. Il est saisi dès son arrivée à Port-des-Galets. L’Apache est en parfait état, récent, moderne et robuste. La marine nationale est intéressée pour intégrer le navire dans sa flotte.

D’août 2004 à novembre 2007, plusieurs procès au tribunal correctionnel de Saint-Denis de La Réunion, en cours d’Appel puis en cour de Cassation, concluent à la confiscation du navire au profit de l’Etat français. En septembre 2004, l’Apache est rebaptisé Le Malin, du nom du contre-torpilleur (1931-1964) qui s’illustra au cours de la seconde guerre mondiale et en Indochine. Il est alors désigné Bâtiment de Soutien Auxiliaire (BSA).

Après un séjour au bassin à l’île Maurice, où il est notamment repeint en blanc, il rejoint Toulon, le 13 mars 2006. On envisage alors, dans un premier temps, de le transformer en bâtiment de soutien de commandos, pour remplacer le BSNC Poseidon, mais cette idée est abandonnée à la fois pour des raisons techniques et par souci d’économie.

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Le Malin en rade de Brest (2011)
© Michel Floch

De décembre 2010 à août 2011, lors d’un arrêt technique au chantier Piriou de Concarneau, il est « durci » et transformé en patrouilleur militaire.

Le Malin rejoint finalement le 25 octobre 2011, Port-des-Galets (île de La Réunion), son nouveau port base, et il est affecté aux Forces armées dans la zone Sud de l’océan Indien (lien vers le site web des FAZSOI).

Dans la zone sud de l’océan Indien, il reprend désormais les missions d’un patrouilleur de type P400, qu’il remplace.
Il entre désormais dans la catégorie des bâtiments de souveraineté, et son appellation passe de « patrouilleur de service public » à celle de « patrouilleur » à compter du 1er janvier 2012.

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Prise de commandement à bord du patrouilleur Le Malin le 27 juillet 2012
© Marine Nationale