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21 juin 2011

Le film « Les esclaves oubliés de Tromelin » primé au 4ème Festival international du film archéologique de Besançon

Le documentaire « Les esclaves oubliés de Tromelin » coproduit par MC4 et l’INRAP (Institut national de recherches archéologiques préventives), réalisé par Thierry Ragobert et Emmanuel Roblin, vient de recevoir le prix du jeune public et le Grand prix du 4e Festival international du film archéologique de Besançon. En l’absence des deux réalisateurs, c’est Max Guérout qui a eu la joie de recevoir les récompenses du film. Il a également pu échanger avec le public et les professionnels visiblement touchés par ce documentaire.

Ce film se propose de reconstituer l’enquête menée par le commandant Max Guérout. Depuis qu’il a découvert l’histoire de l’Utile, cet archéologue français ne souhaite qu’une chose : comprendre les événements qui se sont déroulés au large de l’Afrique voici trois siècles, au temps de l’esclavage… A Tromelin, des esclaves trahis, abandonnés, sacrifiés, sont devenus malgré eux les acteurs d’une histoire que Max Guérout entend rappeler à notre mémoire en nous emmenant de Lorient à Tromelin, en passant par les Archives Nationale à Paris et en finissant à la Réunion.

L’histoire des esclaves oubliés de Tromelin

Le 31 juillet 1761, l’Utile, une flûte de la Compagnie française des Indes Orientales, fait naufrage sur l’île de Tromelin alors qu’il transporte illégalement des esclaves provenant de Madagascar destinés à l’île Maurice, avec de nombreuses victimes. L’équipage survivant laisse alors 60 esclaves sur l’île et regagne Madagascar dans une embarcation de fortune en promettant de venir les rechercher. Cette promesse ne fut jamais tenue et ce n’est que quinze ans plus tard, le 29 novembre 1776, que le chevalier de Tromelin, commandant la corvette La Dauphine, récupérera huit esclaves survivants : sept femmes et un bébé de huit mois.

Des campagnes de fouilles archéologiques ont été menées par le Groupement de recherches en archéologie navale (GRAN) avec le concours de l’Institut national de recherche archéologique préventive (INRAP) en 2006, 2008 et 2010. Elles ont révélé l’histoire tragique des esclaves oubliés.