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21 mars 2014

Le reportage "Aventures en terres australes" diffusé le samedi 19 avril 2014 sur TF1

Tourné pendant la rotation OP4-2013, le reportage "Aventures en terres australes" produit par SKOPIA Films sera diffusé le samedi 19 avril 2014 dans l’émission "Reportages" sur TF1.

>> Mise à jour du 21/04/2014 : voici le lien pour visionner le reportage sur TF1 Replay

- Communiqué de SKOPIA Films -

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AVENTURES EN TERRES AUSTRALES
DIFFUSION LE SAMEDI 19 AVRIL 2014
A PARTIR DE 13h20
EN 2EME PARTIE (VERS 13H50) DE L’EMISSION « REPORTAGES » SUR TF1

Réalisation : Frédéric Cristea
Image : François Chambe
Montage : Michaël Landi
Production : SKOPIA Films - Eric Bitoun et Adèle Ménard
Réalisation : Frédéric Cristea
Image : François Chambe
Montage : Michaël Landi
Production : SKOPIA Films - Eric Bitoun et Adèle Ménard

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Le navire Marion Dufresne, d’une longueur de 120 mètres, pouvant accueillir 120 passagers et 47 marins, a pour mission de ravitailler les stations et d’effectuer les relèves des personnels desT.A.A.F. :les Terres Australes et Antarctiques Françaises.
« Aventures en terres australes » propose d’aller à la découverte desarchipels de Kerguelen, Crozet et Amsterdamdurant 24 jours de traversée et plus de 9000 kilomètres parcourus. Nous partageons lequotidien de plusieurs passagers hors du commun, tous animés par la passion de ces îles perdues au cœur de l’océan austral, entre les 40ème rugissants et les 50ème hurlants.

Le Docteur Claude Bachelard, chef du service médical du territoire des T.A.A.F. effectue sa dernière traversée à ce poste : il part à la retraite. Ce dernier voyage est le résumé de toute une vie.

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Il a à son compte trente-huit années au service de la médecine dans des conditions extrêmes et particulièrement isolées comme l’explique son successeur, le Docteur Paul Laforêt : « On fait partie des zones les plus isolées au monde au niveau sanitaire : si on prend l’exemple de l’espace, ils sont en 48h dans un hôpital s’ils ont un problème sur la station internationale, ici c’est 8 jours… ».

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Cécile Bon, jeune ornithologue, fait partie de l’équipe des scientifiques. Elle réalise son premier voyage à bord du Marion Dufresne. Venue sur l’île pour finaliser sa thèse sur les colonies de manchots royaux, elle explique : « On doit parcourir dix jours de mer pour arriver sur cette île qui est un véritable sanctuaire de biodiversité ».

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Et c’est au milieu d’une « manchotière »de près de 80000 individus que nous la retrouverons : « C’est rare d’avoir autant de nature sauvage aussi proche de soi… Ils n’ont pas peur de l’homme (…) mais ces colonies de Crozet sont menacées par le réchauffement climatique. Elles sont vouées à disparaître ». Pour la jeune scientifique, la concrétisation de ce voyage est aussi une façon de montrer qu’elle ne s’est pas découragée malgré les réticences de son entourage quant au choix de sa profession : « je me suis dit que je ne lâcherai rien (…) pour l’instant c’est le voyage de ma vie ».

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Gérard Quillivic est lui aussi du voyage, mais en tant que touriste. Ils ne sont que douze à participer à cette traversée et tous ont attendu parfois plusieurs années avant de se voir attribuer une place à bord. A soixante ans, il réalise son rêve de longue date : « descendre jusque dans le grand sud ». Pour ce breton d’origine, c’est aussi l’occasion d’un retour sur une histoire familiale tragique. L’histoire des terres australes est ponctuée de drames humains. Certains pensaient y trouver un nouvel eldorado, mais l’hostilité de ces terres a eu raison des plus ambitieux. Parmi ces destinées malheureuses, celle des oubliés de l’île de Saint-Paul, un groupe de sept travailleurs qui, dans les années trente, a été abandonnéde son employeur qui avait fait faillite en métropole. Seuls trois d’entre eux survécurent. L’aïeul de Gérard, Pierre Quillivicne fut malheureusement pas de ceux-là. Il disparut en mer à l’âge de 18 ans. Gérard Quillivic a souhaité lui rendre un ultime hommage : « Il n’a pas de tombe, il n’a pas de croix sur l’île, (…) je vais mettre symboliquement le pavillon de mon bateau personnel à l’eau, en espérant que chacun des membres de ma famille y trouvera là un témoignage du profond respect pour le courage qui animait tous ces hommes venus travailler sur cette île… ».

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Le bateau approche des côtes du mythique archipel de Kerguelen. Le Docteur Claude Bachelardnous confie : « c’est une île qui a une grande importance dans mon cœur : en 1975, j’ai effectué un séjour de 16 mois ici comme médecin adjoint, c’est une expérience qui a décidé de ma vie professionnelle ».

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Sa femme, Chantal Delahaye, a choisi de l’accompagner pour la première fois dans ce pèlerinage au bout du monde : « au bout de 38 ans, il n’est jamais trop tard ! ». Particulièrement touché par ce dernier voyage à Kerguelen, le Docteur Claude Bachelard explique « Je ne suis pas du tout sûr d’y revenir un jour (…) je ne sais pas si cela se présente sous forme de virus mais il est clair que quand on met le doigt dans le système des terres australes, on se laisse emporter le bras. Cela a été mon cas : j’y ai passé 38 ans de bonheur ».

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