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Les esclaves oubliés de Tromelin

Parti de Bayonne le 17 novembre 1760, l’Utile, une flûte de la Compagnie française des Indes orientales, s’échoue le 31 juillet 1761 sur l’île de Sable (aujourd’hui Tromelin), un îlot désert de 1 km². Elle transporte des esclaves malgaches, achetés en fraude, et destinés à être vendus à l’île de France (l’actuelle île Maurice). L’équipage regagne Madagascar sur une embarcation de fortune, abandonnant quatre-vingt esclaves sur l’île avec trois mois de vivres et la promesse de venir les rechercher. Cette promesse ne fut pas tenue et ce n’est que le 29 novembre 1776, que l’enseigne de vaisseau de Tromelin, commandant la corvette La Dauphine, sauve les survivants : sept femmes et un bébé de huit mois.

Les trois premières missions (2006, 2008, 2010) ont permis d’étudier l’épave de l’Utile, de mettre en évidence l’ampleur des habitats construits par les naufragés, de mieux cerner leur organisation et leurs facultés d’adaptation à la condition de naufragé, dans un milieu aux ressources limitées, mais mises à profit avec ingéniosité.

L’objectif de la mission 2013, co-dirigée par le Groupe de recherche en archéologie navale (GRAN) et l’Institut national de recherche archéologique préventive (Inrap) est de poursuivre l’étude des conditions de survie matérielles, psychologiques et sociales des naufragés. Il s’agit de poursuivre la fouille des habitats érigés par les esclaves, la recherche de leurs sépultures, et l’étude des restes alimentaires, afin de déterminer avec précision les ressources dont ils disposaient. L’Université de Bordeaux 1 et le Museum national d’histoire naturelle participent à cette nouvelle opération.

Pour en savoir plus :

  • Le journal quotidien de la 4ème campagne de fouilles archéologiques (2013) sur Tromelin réalisé par l’équipe sur place.
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Ile de Tromelin
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Structure en élévation (Habitat ?)
Crédit photo : Max Guérout
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Récipient en cuivre réparé à
9 reprises par les naufragés.
Crédit photo : Max Guérout