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2 novembre 2011

Passage du Marion Dufresne à Kerguelen

Le 19 octobre dernier avec une journée d’avance sur le programme, le Marion Dufresne a fait escale à Port aux Français dans le cadre de la mission océanographique de l’IPEV, KEOPS 2. Vers 8h45, le Marion s’est présenté au mouillage, accueilli par les hivernants, magnifique sous le soleil, avec sa coque nouvellement repeinte.

En lien avec l’OPEA de l’IPEV Pierre Sangiardi, les opérations ont débuté avec un peu de fret et quelques produits frais pour les hivernants. Nous avons également eu le plaisir d’accueillir à Port aux Français 11 nouveaux personnels qui vont compléter les équipes des programmes en cours ou en lancer de nouveaux. Notre petite famille de « PAF » passe donc de 51 à 62 personnes.

Il s’agit, à la fois, de Christian ANQUETIL et Alexis MARTINEAU, personnels des TAAF affectés à la Réserve Naturelle pour la gestion et la régulation des troupeaux mais aussi des personnels gérés par l’Institut Polaire (IPEV) : Elodie CAMPRASSE, Thibaut LACOMBE, Maxime PASSERAULT de l’équipe ornithologie, ils travaillent dans le cadre du programme 394 « OISEAUX PLONGEURS ». Cette étude des stratégies alimentaires d’oiseaux marins jouant un rôle majeur dans les chaines alimentaires de l’écosystème marin de Kerguelen, l’écologie alimentaire du manchot royal, du cormoran de Kerguelen et celle du gorfou macaroni.

Marianne GABIROT, Nana HESLER (de nationalité Allemande), Ismaël KEDDAR, Yoanna MARESCOT, Anna NESTEROVA (de nationalité Américaine) travaillent dans le cadre du programme 354 « ETHOTAAF ». Il s’agit de la communication olfactive chez les prions de la désolation et pétrels bleus. Le choix de partenaire du manchot royal, sa quête et son orientation dans un environnement surpeuplé.

Yves LEONARD travaille pour le programme 279, « POPCHAT », l’objectif principal de ce programme est de comprendre les différents aspects de l’intégration du chat dans l’écosystème de la Grande Terre, en combinant des approches empiriques et théoriques. Le travail de ce programme sera utile dans le cadre d’actions qui pourront être mises en place par les gestionnaires de la réserve pour contrôler sur certains sites sensibles les populations de chats.

Aussitôt les opérations terminées, en fin de matinée, le Marion a fait route vers le large pour poursuivre son travail. Il repassera probablement pour une journée à terre, l’occasion pour l’ensemble des scientifiques à bord de se dégourdir les jambes et de visiter notre beau « village » et ses alentours, avant de clore cette mission océanographique KEOPS 2.