
La terre Adélie, partie du continent Antarctique, est régie par un dispositif découlant de différents traités internationaux.
L’administrateur supérieur des Terres australes et antarctiques françaises, en l’état actuel du droit, est le gestionnaire d’un certain nombre de procédures au titre duquel il accorde des autorisations pour la terre Adélie. Ce district, partie intégrante des TAAF, est donc soumis au principe de spécialité législative.


L’archipel de Pointe Géologie est unique en Antarctique sur le plan de l’avifaune, 8 des 9 espèces d’oiseaux que compte l’Antarctique au sens strict s’y reproduisant : manchot empereur (Aptenodytes forsteri), skua antarctique (Catharacta maccormicki), manchot Adélie (Pygoscelis adeliae), pétrel de Wilson (Oceanites oceanicus), pétrel géant (Macronectes giganteus), fulmar antarctique (Fulmarus glacioides), pétrel des neiges (Pagodroma nivea) et damier du Cap (Daption capense). Une espèce de mammifères marins, le phoque de Weddell (Leptonychotes weddellii), s’y reproduit également. De plus, la colonie de manchots empereurs est la seule se trouvant à proximité immédiate de la base, permettant à un grand nombre d’études d’avoir lieu. L’importance de la faune est donc qualitative (huit espèces sur neuf) et quantitative (une des quarante colonies de Manchots empereurs, une des quatre colonies antarctiques de Pétrels géants antarctiques).
Mais l’Archipel est petit (la plus grande des îles, l’Ile des Pétrels, ne fait que 900 m de long) et la densité d’oiseaux y est élevée. La situation est à la fois originale et unique mais l’exiguïté des lieux nécessite une attention accrue, qui s’est notamment traduite par la désignation lors de l’ATCM de Séoul en 1995 de la Zone spécialement protégée n°120..