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Protection de l’environnement en Terre Adélie

La terre Adélie, partie du continent Antarctique, est régie par un dispositif découlant de différents traités internationaux.

La réglementation

L’administrateur supérieur des Terres australes et antarctiques françaises, en l’état actuel du droit, est le gestionnaire d’un certain nombre de procédures au titre duquel il accorde des autorisations pour la terre Adélie. Ce district, partie intégrante des TAAF, est donc soumis au principe de spécialité législative.

On peut ainsi relever :

  • animaux : toutes les espèces présentes en terre Adélie sont protégées au titre de la convention de Washington ainsi que par l’arrêté du ministre de l’environnement du 14 août 1998. Dès lors, tout projet affectant une espèce protégée (manipulation, prélèvement d’œufs, …) fait l’objet d’une autorisation. Celle-ci est accordée, sur la base du titre 1er du Livre IV du Code de l’Environnement, après consultation du CNPN (Conseil National de la Protection de la Nature), par l’administrateur supérieur (modèle d’autorisation).
  • bâtiments : un arrêté n°2000-35 de l’administrateur supérieur, du 10 novembre 2000 a créé une réglementation de la construction. Tout projet de construction d’un bâtiment est soumis à une autorisation ((modèle d’autorisation).
  • zones protégées : la liste des zones protégées en Antarctique est fixée au niveau international par les Etats parties au Traité sur l’Antarctique (1951). L’accès à ces zones fait l’objet d’une demande présentée à l’administrateur supérieur qui précise l’objet et les modalités (nombre de personnes notamment) des visites programmées ((modèle d’autorisation).

L’environnement

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L’archipel de Pointe Géologie est unique en Antarctique sur le plan de l’avifaune, 8 des 9 espèces d’oiseaux que compte l’Antarctique au sens strict s’y reproduisant : manchot empereur (Aptenodytes forsteri), skua antarctique (Catharacta maccormicki), manchot Adélie (Pygoscelis adeliae), pétrel de Wilson (Oceanites oceanicus), pétrel géant (Macronectes giganteus), fulmar antarctique (Fulmarus glacioides), pétrel des neiges (Pagodroma nivea) et damier du Cap (Daption capense).

Une espèce de mammifères marins, le phoque de Weddell (Leptonychotes weddellii), s’y reproduit également. De plus, la colonie de manchots empereurs est la seule se trouvant à proximité immédiate de la base, permettant à un grand nombre d’études d’avoir lieu. L’importance de la faune est donc qualitative (huit espèces sur neuf) et quantitative (une des quarante colonies de Manchots empereurs, une des quatre colonies antarctiques de Pétrels géants antarctiques).

Mais l’Archipel est petit (la plus grande des îles, l’Ile des Pétrels, ne fait que 900 m de long) et la densité d’oiseaux y est élevée. La situation est à la fois originale et unique mais l’exiguïté des lieux nécessite une attention accrue, qui s’est notamment traduite par la désignation lors de l’ATCM de Séoul en 1995 de la Zone spécialement protégée n°120..

Faune de terre Adélie

8 espèces d’oiseaux marins cohabitent en terre Adélie :
• Le manchot empereur
• Le manchot adélie
• Le damier du cap
• Le pétrel des neiges
• Le fulmar antarctique
• Le pétrel géant
• L’océanite de Wilson
• Le skua antarctique

Ces oiseaux ont des points communs :
• Ils viennent à terre uniquement pour se reproduire
• Ils sont monogames
• Ils sont longévives
• Ils sont fragiles et sensibles

Le manchot empereur


Manchots empereurs en Terre Adélie par ipev

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Longévité de plus de 30 ans
(1 individu de 34 ans minimum observé en 2004)
Le manchot empereur est un oiseau de l’extrême. Il a su s’adapter à son environnement.
Le mâle peut jeûner de 100 à 120 jours, passant ainsi de 40 à 20 Kg.
Il parcourt des distances allant jusqu’à 120 Km en marchant sur la glace (vitesse moyenne de 0,5 Km/h et 10 Km/h en pointe).
Pour se nourrir il peut plonger jusqu’à 500 m.
Il résiste à des températures allant jusqu’à – 60°C.

La population actuelle est d’environ 2 500 couples, soit entre 5 500 et 6 000 adultes avec les non reproducteurs. Ce qui représente environ 4% de la population mondiale.
La réussite de reproduction est très variable selon les années : 80 poussins pour la plus mauvaise année et plus de 2 000 les bonnes.

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Tortue de 2 420 empereurs

Le manchot adélie


Manchots Adélie en Antarctique par ipev

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L : 70cm, M : 4kg
Longévité de 25 à 30 ans
Il chasse entre 20 et 30m (record de 175m)
Signe particulier : il pond 2 œufs
environ 73 000 individus et 25 000 poussins ont été dénombrés.
La mue avant le départ est une étape importante.

Le damier du cap

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L : 40cm, E : 85cm, M : 450g
Longévité de 25 à 30 ans
Il y a environ 500 couples nicheurs sur l’archipel. Ils nichent à découvert dans les pentes plus ou moins fortes avec replas.

Le pétrel des neiges

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L : 35cm, E : 90cm, M : 300g
Longévité d’environ 25 à 30 ans
Il y a environ 1 000 couples sur l’archipel. Il niche dans les cavités.

Le fulmar antarctique

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L : 50cm, E : 120cm, M : 700g à 1kg
Longévité de 25 à 30 ans
Il y un seule colonie composée d’environ 30 couples nicheurs

Le pétrel géant antarctique

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L : 90cm, E : 200cm, M : 4,5kg
Il vit jusqu’à 40 ans et se reproduit tout les 2 ans
C’est un prédateur et un charognard
Avec à peine 15 couples nicheurs, l’espèce est menacée de disparition sur l’archipel.

L’océanite de Wilson

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L : 20cm, E : 38cm, M : 40g
Il y a environ 1 500 couples
Plutôt nocturne, il niche dans de profondes crevasses

Le skua antarctique

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L : 55cm, E : 130cm, M : 600g à 1,3kg
Longévité de 25 à 30 ans
Il pond 2 œufs en novembre
Il y a 24 couples sur l’île des Pétrels, 50 à 60 sur l’archipel

Le phoque de Weddell

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L : 2 à 3m, M : 400-600kg

Les visiteurs occasionnels :

• Le pétrel antarctique
• Le manchot à jugulaire
• Le Gorfou de Schlegel
• Le Gorfou macaroni
• Le manchot royal
• Le skua subantarctique
• Le léopard de mer
• Le phoque crabier
• L’orque épaulard