Facebook Twitter Viadeo LinkedIn You Tube Daily Motion Flickr
Accueil > S’informer > Toutes les actualités > Sortie de la BD "Voyage aux îles de la Désolation" d’Emmanuel Lepage

7 mars 2011

Sortie de la BD "Voyage aux îles de la Désolation" d’Emmanuel Lepage

Le 10 mars sort une nouvelle bande dessinée sur les Taaf "Voyage aux îles de la Désolation". Tout à la fois récit de voyage et reportage dessiné, la BD d’Emmanuel Lepage donne vie à la beauté hostile des îles subantarctiques, ces îles du bout du monde.

JPEG - 311.6 ko

En mars 2010, Emmanuel Lepage a embarqué sur le Marion Dufresne pour faire le voyage dans les Taaf.

Sur le Marion, à la fois paquebot, pétrolier, porte-conteneurs et navire océanographique, Lepage est en proie à un sévère mal de mer, vertiges, nausées, l’empêchant même dans un premier temps de dessiner. Au fil des jours, il nous présente l’ensemble des personnes présentes à bord : c’est un surprenant mélange. Il y a bien sûr des scientifiques, des techniciens et des logisticiens, mais aussi des journalistes (dont Emmanuel, qui rentre dans cette catégorie, ainsi qu’un peintre breton !), des touristes, le sénateur du Maine et Loire et son attaché parlementaire en route pour évaluer les recherches et les coopérations internationales menées dans les terres australes… Les journées passent, immobiles, chacun à ses activités ou passe-temps. Au passage des quarantièmes rugissants, Emmanuel note : « Plus de retour possible, plus de portable, plus d’Internet. Plus rien, de ce qui aujourd’hui régit notre quotidien et nous rassure, n’existe ici. »

Sur chaque île, Emmanuel croque, saisit les paysages, la faune et la flore, mais c’est surtout sur les hommes qu’il y rencontre, que son regard aigu et bienveillant s’attarde. Et l’accueil qui lui est fait est toujours attentionné : « Le dessin inspire la bienveillance. C’est un sésame incroyable qui déverrouille les hiérarchies, les classes et les âges… Le dessin est ce qui fonde mon rapport au monde. »

Très dense, cet album, qui fait donc la part belle aux hivernants ou campagnards d’été de ces rotations australes, et à la force des liens qui les unissent, n’omet pas pour autant d’expliquer le pourquoi de ces missions scientifiques.

De retour sur terre et dans sa Bretagne natale, avec la fièvre du passionné, en cinq mois à peine, Emmanuel Lepage a écrit et dessiné plus de cent cinquante planches, dans lesquelles il a inséré peintures, croquis et portraits réalisés sur place, donnant à son récit de voyage une dimension exceptionnelle et une densité impressionnante.