Les passages de Venus

Un peu d'histoire

Au début du XVIIème siècle, les lois de Kepler permettaient de mieux définir le mouvement des planètes autour du soleil. Kepler avait énoncé, entre autres, que Mars décrivait une ellipse et non un cercle autour du soleil, le soleil étant l'un de deux foyers de cette ellipse. Il en avait déduit que la surface d'un secteur situé entre le soleil et la portion de trajectoire d'une planète était proportionnel au temps : la surface de secteur générée par le mouvement d'une planète était égale pendant un temps égal. Du fait de sa trajectoire ellipsoïdale, la vitesse linéaire d'une planète n'est donc pas constante avec des phases d'accélération et de décélération.

Il avait aussi envisagé que les planètes inférieures puissent passer à un moment donné entre la terre et le soleil. La dimension de ces planètes, vu leur éloignement de la terre, ne permettait pas une éclipse du soleil, mais on pouvait observer leur passage devant le soleil. Il prédit ainsi un passage de Mercure, puis un passage de Vénus en 1631. Mais, ses calculs manquaient encore de précision et ce passage ne put être observé. En fait, il s'avéra qu'il s'était passé pendant qu'il faisait nuit en Europe.


En blanc, la zone terrestre où les conditions étaient les meilleures
pour l'observation du passage de Venus en 1874 .

Fin octobre 1639, le britannique Jeremiah Horrocks calcula que Vénus devait repasser devant le soleil le 24 novembre. Mais ses calculs aboutirent trop tard pour en informer la communauté scientifique européenne. Il put seulement avertir son frère Jonas et son ami William Crabtree. Mais regarder le soleil directement avec un télescope est impossible et ne pourrait aboutir qu'à un décollement de la rétine. Aussi, avait-il imaginé d'observer l'astre à partir d'une pièce plongée dans le noir. L'image du soleil à travers le télescope se projetait deux mètres en arrière sur une feuille de papier blanc finement carroyée. Il put ainsi y observer durant 35 minutes la petite tache noire de Vénus traversant le grand cercle du soleil.

Le passage de Vénus

Télescope équatorial dont le montage permet
de suivre plus facilement un astre en mouvement. Il sera utilisé pour suivre le passage
de Venus devant le soleil
.
A partir de la terre, le soleil et Venus semblent tourner autour de nous. La différence de vitesse angulaire apparente de rotation autour du soleil et de Venus, puis une légère différence entre les plans de rotation font que les passages de Vénus entre la terre et le soleil se font par deux périodes de huit ans séparées de période de 105 et 122 ans. Ainsi, si il y eut des passages de Vénus en 1631 et en 1639, les passages suivants n'arrivèrent qu'en 1761 (soit 122 ans après) et 1769. Durant ces deux périodes plusieurs expéditions furent organisées, en particulier celles de Cook et de Hauteroche.

Au XIXème siècle, avec un mélange de coopération et de compétition scientifique, les passages de Vénus du 8-9 décembre 1874 et du 6 décembre 1882 furent activement préparés. On compte qu'il y eut 62 observations du passage à partir de différents points du globe répartis du nord au sud. Les britanniques envoyèrent des expéditions dans les Iles Sandwich (Honolulu, Kailua, Waimea), en Egypte (le Caire et Suez), à l'Ile Rodrigue (Point Coton, Point Venus and Islet de L'Hermitage), à Kerguelen (Baie de l'Observatoire, Baie du Supply et Pic Thumb) et en Nouvelle-Zélande.

En ce qui concerne le sud, pourquoi avoir choisi les Kerguelen où les mauvaises conditions climatiques constituaient un grand risque d'échec sur la courte période d'observation ? Tout simplement parce que le passage se déroulait durant l'été austral où les journées sont beaucoup plus longues. De plus, à latitude égale, la plus grande hauteur du soleil au dessus de l'horizon représentait de meilleures conditions d'observation que dans l'hémisphère nord.

Combinant la vitesse apparente du soleil et celle de Vénus, le temps du passage de Vénus devant le soleil peut durer jusqu'à 6 heures au maximum (4h11 en 1874, 5h57 en 1882). Cela signifie qu'on ne peut le voir de tous les points du globe terrestre, une grande partie étant plongée dans la nuit durant ces six heures. De plus, pour des questions de clarté et de réfraction, on ne peut faire d'observations quand le soleil est près de l'horizon. De ce fait, les conditions optimales d'observation ne touchent qu'un quart du globe.

Le passage de Vénus à Kerguelen

Le « passage de Vénus » n'impliquait pas que l'observation de ce passage durant les quelques heures de son déroulement. Il amenait aussi de nombreuses autres observations et calculs. Ces calculs demandèrent plusieurs années après les différentes expéditions. L'informatique n'était pas encore née.

Méthodologie

L'altazimuth est préalablement orienté suivant le méridien
du lieu d'observation. Il permet de déterminer la hauteur de la lune
au moment de son passage au méridien.
Le moment précis où la lune franchit le méridien
est aussi mesuré avec des chronomètres.
L'un des premiers soins était de déterminer la position la plus précise possible du lieu d'observation. A l'époque, la seule méthode était l'astronomie de position. Or, connaître l'heure exacte par rapport à Greenwich est l'une des grandes contraintes de l'astronome de position. Bien que de grands progrès aient été accomplis depuis le XVII ème siècle, les horloges n'étaient plus assez précises après un ou plusieurs mois de navigation. En 1874, le temps de Greenwich pouvait être obtenu quand on avait une liaison télégraphique. C'était le cas au Cap (Afrique de Sud), mais ce n'était pas le cas à Kerguelen. Il fallait alors employer une autre méthode plus complexe et beaucoup plus longue à mettre en oeuvre : celle des « passages lunaires ». Les instructions données par les scientifiques (Airy's instructions) demandaient 100 doubles observations de la hauteur et de l'azimut de la lune ainsi que 30 mesures du passage de la lune au méridien. Il faut préciser que la définition du méridien est plus difficile dans l'hémisphère sud où l'étoile polaire n'est pas visible. De plus, les conditions climatiques n'étaient pas propices pour faire un aussi grand nombre d'observations dans un temps restreint. Cela explique que les navires HMS Volage et HMS Supply aient dû mouiller plus de quatre mois aux Kerguelen, dont un mois et demi après le passage. Il faut aussi ajouter que les coordonnées géographiques de trois stations furent déterminées. La synchronisation des observations et des horloges de ces stations était assurée par le lancer d'une fusée à partir d'un sommet. Pendant les observations astronomiques, un lever géomagnétique de l'île, ainsi que plusieurs mesures de magnétisme furent effectuées.

Les lourdes pierres («  transit stones  ») forment une assise
très stable qui permet à la lunette d'être orientée selon le méridien. L'ensemble a pour but de déterminer le plus exactement possible
les coordonnées astronomiques du lieu d'observation
après une centaine de séances de mesures.


Il faut noter l'emploi de Daguerreotypes et de papier sensible pour obtenir une image photographique du passage de Vénus devant le soleil. Le premier emploi sérieux de photos en astronomie avait été effectué en 1860 par Warren de la Rue à Rivabellosa (Espagne). En 1873, le français Jules Jansen avait mis au point un « revolver photographique » qui pouvait prendre automatiquement 48 photos ou plus à intervalles réguliers. Ce revolver préfigurait le cinématographe des frères Lumière. Il fut utilisé à Kerguelen avec une période de une seconde durant des périodes d'environ une minute. Quatre périodes furent observées, seules les troisième et quatrième furent réussies. Mais, le résultat de ces images fut un échec du fait de problèmes d'instrumentation et de mauvaise manipulation des photos.

Cependant, le résultat des calculs issus des mesures sur les photos sur l'ensemble des sites fut souvent décevant à cause de la distorsion des optiques et de l'instabilité du cercle solaire qui empêchait d'avoir le moment exact où Vénus commençait (ingress) et finissait (egress) le passage.

Calcul des observations

L'informatique n'était pas encore née, les éphémérides de la lune encore succincts et le calcul par les logarithmes d'une simple observation « hauteur-azimut » de la lune demandait six heures ! Le volume des observations finales ne fut publié qu'en 1881, quant aux observations faites en Nouvelle Galles du Sud, en 1882, elles ne le furent qu'en 1892.

Instruments utilisés

En dehors des dispositifs photographiques, plusieurs types d'instruments d'observation astronomiques furent pris :
  • Cinq altazimuth portables adaptés aux 100 mesures de hauteur et d'azimut sur la lune. Ces appareils étaient fixés sur un trépied.
  • Cinq « instruments de transit » portables, adaptés au passage de la lune au méridien. Ces appareils reposaient sur deux piliers en pierre (« transit stones ») disposés perpendiculairement au méridien, de façon à ce que la lunette soit toujours orientée vers le méridien. Ces deux types d'instruments servant à la détermination des coordonnées géographiques de la station.
  • Deux télescopes équatoriaux dont le montage permet de mieux suivre le mouvement des astres et utilisé pour l'observation du passage de Vénus sur le soleil avec, évidemment, les filtres nécessaires. Les trépieds métalliques de ces télescopes étaient bétonnés dans le sol de manière à assurer la stabilité.
  • Douze horloges de Dent pour la conservation du temps.
Bibliographie
  • Articles issus du Journal of the British Astronomical Association, vol. 115 N° 3 juin 2005: Mike Frost, A very curious Astronomer, pp. 132-137.
  • P.D. Hingley, The priest and the stuffed penguin, pp. 150-158 et 168-169.







Transits of Venus

A brief history

At the beginning of the 17 th Century, Kepler's Law permitted the improved definition and tracking of the planets around the Sun. Kepler stated, among other things, that Mars trajectory formed an ellipse and not a circle around the Sun, the Sun being one of the two focuses of this ellipse. He deduced that the surface of one sector generated by the movement of a planet around the Sun was proportional to time: the surface of the sector generated by the movement of the planet was equal during an equivalent lapse of time. As a result of its elliptical trajectory, the linear speed of a planet is not constant with the acceleration and deceleration phases.

He also formulated the idea that the inferior planets would pass between the Earth and the Sun at a certain moment. These planets, due to their size and distance from the Earth, would not provoke an eclipse of the Sun but would permit the observation of their transit in front of the solar disc. He, in this way, predicted first the transit of Mercury then a transit of Venus in 1631. His computations lacked precision however, and the transit was not able to be observed. In fact, we know that it occurred in Europe during the night time.


The zones of the globe, in white, for observing the 1874 Transit of Venus under the best conditions.

At the end of October 1639, the British Astronomer, Jeremiah Horrocks, computed that there would be a transit of Venus through the Sun-Earth plane the 24 th November. The European scientific community was alerted to late of these calculations to be of use. He was only able to foreworn his brother Jonas and his friend William Crabtree. Unprotected telescopic observations of the Sun are not possible without provoking retina detachment. He therefore invented solar observation from a darkened room. The telescopic image of the solar disk was back projected roughly two metres onto fine white graduated paper. In this way he observed and followed during 35 minutes the small black spot of Venus transiting the larger solar circle

The Transit of Venus

An equatorial telescope allows the following
of the stellar movements. This instrument was
to be used to follow the transit of Venus
in front of the Sun.
From the Earth, the Sun and Venus appear to rotate around us. The difference in apparent angular speed rotation of the Sun and Venus, as well as the slight difference between rotation planes, make, as predicted, the Venus transits between the Earth and the Sun take place during two periods. The transit of Venus in front of the Sun is a phenomenon that reoccurs in pairs, eight years apart, separated by intervals of 105 and 122 years. Therefore, if two transits occurred in 1631 and 1639, the next would only occur in 1761 (in other words 122 years after) and 1769. Several expeditions were organised at the time of these two dates, notably those of Cook and Hautroche.

In the 19 th century, in the spirit of scientific cooperation and competitiveness, the Venus Transits of 8/ 9 th December 1874 and that of the 6 th December 1882 were actively prepared. It is estimated that there were 62 transit observations from North to South, at diverse points of the globe. The British sent expeditions to the Isles of Sandwich (Honolulu , Kailua , Waimea), to Egypt (Cairo and Suez) and Rodiquez Island (Cotton Point, Venus Point and Hermitage Islet), to the Kerguelen Islands (Observatory Bay , Supply Bay and Thumb Point) and to New Zealand.

Why did the British choosc Kerguelen, despite the inclement weather conditions that increased the menace of failure over such a short period of observation? Simply because the transit would take place during the long summer daylight hours of the Southern Hemisphere. Moreover, on the same latitude, the highest point of the Sun above the horizon provided better observation conditions than in the Northern Hemisphere.

Combining the apparent speed of the Sun and that of Venus, the duration of the Venus transit in front of the Sun can approximately last up until 6 hours (4h11 in 1874, 5h57 in 1882). This implies that the phenomenon can not be seen from everywhere on the globe as a large part of it is plunged into darkness during these six hours. As well, because of dim light and refraction, the observations can not be carried out when the sun is close to the horizon. For this reason, optimal conditions for observation are only available in one quarter of the globe.

The Transit of Venus at Kerguelen Islands

The Transit of Venus did not solely concern the observation of the transit during those few hours it occurred. It involved numerous other calculations and observations. These calculations required many years in the aftermath of these expeditions. Computer technology not having yet been invented.

Methodology

Altazimuth has to be oriented beforehand according to the meridian
of the place of observation. It allows it to determine the height
of the Moon at the moment it crosses the meridian.
This point in time is also measured with chronometers.
One of the first tasks was to determine the position as precisely as possible of the observation post. At the time, the only method available was position astronomy. One of the major difficulties of position astronomy is to know the exact time in relation to Greenwich . Despite important progress having been made since the 17 th century, clocks of this period did not remain exact after several months of navigation. In 1874, Greenwich meantime could be obtained by telegraph. Which was the case at the Cape (South Africa ), but this was not the case in Kerguelen. It was necessary to employ a method much longer and more complex, i.e. that of moon transits. Instructions given by the scientists (Airy's instructions) required 100 double observations of the height and the azimuth of the Moon as well as 30 measurements of the transit of the moon on the meridian. It should be noted the definition of meridian is more difficult in the Southern Hemisphere where the Polar Star is not visible. Poor weather conditions, did not lend themselves to vast numbers of calculations in such a short period. This explains why HMS Volage and HMS Supply spent more than 4 months at anchor in Kerguelen, including a month and a half after the Transit. It should also be noted that the geographical location of the three stations were also determined. At the three stations, the clocks and the observations were synchronised by flares set off from a summit. During these astronomical observations, magnetic surveys of the Island , as well as numerous other magnetic measurements were carried out.

The heavy transit stones provide a very stable base to allow
the telescope to be oriented according to the meridian.
This instrument aims at determining as accurately as possible
the astronomic coordinates of the place of observation
after around hundred measurements sessions.

The use of Daguerreotype and photo sensitive paper for obtaining photographic images of the transit of Venus in front of the Sun is to be noted. The first significant use of photos in astronomy was made in 1860 by Warren de la Rue in Rivabellosa (Spain). In 1873, the French Jules Jansen developed a 'revolver photographique' which was capable of taking 48 or more images automatically or at regular intervals. This 'revolver' heralded the arrival of cinema with the brothers Lumière. It was used at Kerguelen with a frequency of one image per second during periods of around one minute. Four periods were observed but only the third and the fourth ones were successful. However, the resulting images were not satisfactory due to equipment problems and faulty handling of photos.

Overall, however, the results of the calculations taken from measurements obtained from these photos were disappointing mainly due to optical distortion and the instability of the Sun's limb which prevented the obtaining of the exact moment when Venus commenced (ingress) and finished (egress) its transit.

Observation calculations

Without the use of Computer technology, the ephemeredes of the Moon were still succinct and the calculation by logarithm of a simple height-azimuth of the Moon required six hours !

Publication of the final observations was not produced until 1881, as for the observations made in New South Wales in 1882, they were only published in 1892....

Instruments employed

Apart from the photographic equipment several types of astronomical instruments for observation were used:
  • Five portable altazimuth adapted to 100 measures of height and of azimuth on the Moon. These instruments were fixed to a tripod.
  • Five portable transit instruments, adapted to the transit of the Moon at the meridian. These instruments rested on two stone piers (transit stones) arranged perpendicular to the meridian, in such a way as to allow the telescope to be permanently oriented towards the meridian. These two types of instruments were used to determine the geographical coordinates of the station.
  • Two equatorial telescopes optimised the stellar observation and were employed in the observation of the Transit of Venus on the Sun with, of course the necessary filters. Metal tripods of these telescopes were cemented at the base to assure in this way their stability.
  • Twelve Dent clocks for timekeeping.
References
  • Articles from the issue of the British Astronomical Association, vol. 115 N° 3 June 2005 : Mike Frost, A very curious Astronomer, pp. 132-137.
  • P.D. Hingley, The priest and the stuffed penguin, pp. 150-158 and 168-169







Transit der Venus

Kurzer historischer Überblick

Zum Beginn des 17. Jahrhunderts ermöglichten die Kepplerschen Gesetze eine verbesserte Berechnungung der Umlaufbahnen der Planeten um die Sonne. Neben anderen Dingen postulierte Keppler, dass der Mars sich auf einer elliptischen Umlaufbahn aber nicht auf einer keisförmigen Bahn um die Sonne bewegt, wobei sich die Sonne fast in einem der beiden Brennpunkte der Ellipse befindet. Er berechnete, dass die Fläche des Segmentes der Ellipse, das innerhalb eines Zeitintervalls von dem Planeten überstrichen wird immer gleich groß ist. Dararaus folgt, dass die Geschwindigkeit der Planeten nicht konstant ist. Wenn der Planet sich auf seinem Umlauf nahe der Sonne befindet, hat er eine höhere Geschwindigkeit als an einem von der Sonne weiter entfernten Punkt auf seiner Umlaufbahn.

Keppler sagte außerdem voraus, dass die sich die inneren Planeten zu bestimmten Momenten genau zwischen Erde und Sonne befinden.

Eine echte Sonnenfinsternis würde auf Grund der geringen Größe dieser Planeten im Verhältnis zu ihrem Abstand zur Erde nicht auftreten. Es wäre allerdings möglich den Transit zwischen Erde und Sonne zu beobachten. Zuerst wurde von Keppler auf diese Weise ein Transit des Merkur vorhergesagt. Danach berechnete er einen Transit der Venus für das Jahre 1631. Auf Grund unpräziser Berechnungen und der Tatsache, dass der Transit in Europa, wo zu diesem Zeitpunkt Nacht herrschte, nicht sichtbar war, konnte der Transit der Venus im Jahr 1631 nicht beobachtet werden.


Die weißen Bereiche auf dieser Karte markieren die Regionen der Welt,
wo eine optimale Beobachtung des Transits möglich.

Ende Oktober sagte der britische Astronom Jeremiah Horrocks korrekt voraus, dass ein Transit der Venus am 24.11.1639 stattfinden werde. Diese Berechnung war jedoch weitgehend nutzlos, da andere Wissenschaftler nicht rechtzeitig informiert werden konnten. Lediglich sein Bruder Jonas und William Crabtree, ein Freund der beiden, konnten vorgewarnt werden.

Eine direkte Beobachtung der Sonne mit einem Teleskop ist nicht möglich, da man sich bei einer direkten Beobachtung Teile der Augen verbrennt. Für die Beobachtung des Transits der Venus zwischen Erde und Sonne richtete Horrocks einen abgedunkelten Raum ein. Das Bild der Sonne, das durch das Teleskop entsteht wurde auf eine Art Millimeterpapier, das sich etwa zwei Meter entfernt von dem Teleskop befand, projeziert. Auf diese Weise konnte der Transit der Venus als kleiner schwarzer Punkt beobachtet werden.

Der Transit der Venus

Ein äquatoriales Teleskop ermöglicht es den Bewegungen der Sterne zu folgen.
Dieses Instrument wurde benutzt
um den Transit der Venus zwischen Sonne
und Erde zu beobachten
.
Auf Grund der unterschiedlichen Winkelgeschwindigkeit von Venus und Sonne von der Erde aus beobachtet und der Tatsache, dass die Umlaufbahn der Erde um die Sonne und die Umlaufbahn der Venus um die Sonne nicht in der selben Ebene liegen, ist ein Transit der Venus vor der Sonne, ein Phänomen, das abwechselnd alle 8 und 105/122 Jahre (einmal 105 Jahre, dann 8, dann 122 und dann wieder 8 Jahre) auftritt. Deshalb konnte man, nachdem 1631 und 1639 ein Transit zu beobachten war, schlussfolgern, dass 122 Jahre später, also 1761 und 1769 erneut ein Transit stattfinden werde. Zur Beobachtung dieser Phänomene wurden mehrere Expeditionen durchgeführt. Die wichtigsten Beobachtungen machten Expeditionen unter der Leitung von Cook und Hautroche.

Im 19. Jahrhundert wurden in einer Mischung aus wissenschaftlicher Kooperation und einem wissenschaftlichen Wettlauf zahlreiche Beobachtungen des Transit am 8.12.1874 und des Transits am 6.12.1882 vorbereitet. Der Transit von 1874 und von 1882 wurde erwiesenermaßen an 62 Stellen im gesamten Bereich, in dem eine Beobachtung möglich war, observiert. 1874 wurden britische Expeditionen zu den Sandwichinseln (Honolulu, Kailua, Waimea), nach Ägypten (zum Suezkanal), zur Insel Rodiquez (Cotton Point, Venus Point und Hermitage Islet), zu den Kerguelen (Beobachtungsbucht, Supply Bucht und Thumb Point) und nach Neuseeland geschickt.

Warum wurde entschieden, eine Expedition so weit in den Süden zu den Kerguelen, wo auf Grund der unsicheren Wetterbedingungen eine Beobachtung eines solch kurzzeitig auftretenden Phänomens leicht scheitern konnte, zu schicken? Schlicht und ergreifend deswegen, weil im Dezember in der südlichen Hemisphäre die Tage länger sind als im Norden. Zudem steht im Dezember die Sonne auf der jeweils selben Breite höher im Süden als im Norden, was zu einer besseren Beobachtungsmöglichkeit im Süden führt.

Berücksichtigt man die relative Geschwindigkeit zwischen Venus und Sonne, so kann man errechnen, dass der Transit maximal etwa sechs Stunden dauern kann (4h11min 1874 und 5h57min 1882). Daraus kann man schließen, dass auf einem Teil der Erde der Transit nicht beobachtet werden kann, weil es in diesem Teil während der sechs Stunden dunkel ist. Wegen der Lichtbrechung während der Dämmerung ist es insgesamt nur auf etwa einem Viertel der Erdoberfläche möglich den Transit optimal zu beobachten.

Die Beobachtung des Transits auf Kerguelen

Der Transit der Venus beschäftigte die Wissenschaftler nicht nur während seiner mehrstündigen Dauer. Die wissenschaftliche Aufarbeitung dauerte in dieser computerlosen Zeit mehrere Jahre. Zudem mussten zahlreiche andere Berechnungen und Beobachtungen zur Analyse des Transits herangezogen werden.

Methodologie

Eine genaue Ermittlung der Himmelsrichtungen ist nötig um zu bestimmen, wie hoch Höchststand des Mondes ist.
Der Zeitpunkt, wann der Mond am höchsten steht,
wird mit Chronometern bestimmt.
Als erste Aufgabe galt es die Position des Punktes, von dem aus die Beobachtung des Transits der Venus zwischen Erde und Sonne stattfinden sollte, möglichst genau zu bestimmen. Zu diesem Zeitpunkt war das nur mit astronomischen Methoden möglich. Eine wichtige Aufgabe war es die exakte Zeit von Greenwich (GMT) zu kennen. Trotz eines großen Fortschritts seit dem 17. Jahrhundert waren die Uhren nach mehrmonatiger Benutzung ungenau. 1874 konnte man die GMT in vielen Orten der Welt, jedoch nicht auf den Kerguelen, mit Hilfe eines Telegraphen bestimmen. Deswegen war es nötig mit Hilfe der so genannten Methode des Mondtransits zu arbeiten. Unter wissenschaftlicher Anleitung wurden 100-mal sowohl die Höhe als auch der Azemuth des Mondes gemessen. Zudem wurde 30-mal der Zeitpunkt und die Höhe gemessen, als der Mond den Meridian passierte. An dieser Stelle ist anzumerken, dass die genaue Bestimmung der Himmelsrichtungen auf der Südhalbkugel nicht ganz einfach ist, da man den Polarstern nicht sieht. Auch das Wetter war für eine so große Anzahl von Beobachtungen nicht geeignet. Das ist der Grund für den insgesamt über fünfmonatigen Aufenthalt der HMS Volage und der HMS Supply . Es soll hierbei noch erwähnt werden, dass die geographische Position von insgesamt drei Stationen bestimmt werden musste. Die Synchronisation der Beobachtungen erfolgte mit Hilfe von Leuchtfeuern auf den Gipfeln der Berge und einem Vergleich der Uhren vor Beginn der Beobachtungen. Während dieser mehre Monate dauernden astronomischen Expedition wurde zudem die Hauptinsel mit magnetischen Instrumenten erkundet und zahlreiche weitere magnetische Messungen durchgeführt.

Die schweren Passagesteine erlauben es das Teleskop genau
in Nord-Südrichtung auszurichten, ohne dass es sich nachher bewegt. Mit dieser Methode sollen die astronomischen Koordinaten
des Beobachtungsplatzes so genau wie möglich bestimmt werden. Dazu sind etwa 100 Messungen erforderlich.
An dieser Stelle darf nicht vergessen werden, dass Photopapier und ein Daguerreotyp zur Beobachtung des Transits der Venus zwischen Erde und Sonne verwendet wurden. Das erste für die Astronomie relevante Photo wurde 1860 von Warren de la Rue 1860 in Spanien in Reivabellosa gemacht. Der Franzose Jules Jansen entwickelte 1873 einen "Photorevolver", der je nach Ausführung 48 oder mehr Photographien in immer den gleichen Zeitabständen aufnehmen konnte. Dieser Photorevolver war eine Vorstufe der von den Brüdern Lumiére entwickelten Filmkamera. Er wurde auf den Kerguelen von den Briten verwendet. Man machte viermal für den Zeitraum von etwa einer Minute jede Sekunde ein Bild. Lediglich die dritte und vierte Beobachtungsreihe waren erfolgreich. Auf Grund mangelhafter Ausrüstung und Fehlbedienung kann man jedoch dieses Experiment mit dem Photorevolver nicht als Erfolg bezeichnen.

Insgesamt waren die Resultate, die mit photographischen Hilfsmitteln erzielt wurden wegen der optischen Verzerrung und anderen Gründen enttäuschend, da es nicht möglich war den genauen Zeitpunkt, wann die Venus sich vor die Sonne schiebt (Ingress), beziehungsweise den Zeitpunkt, wann die Venus die Sonnenscheibe wieder verlässt (egress) zu bestimmen.

Berechnungen nach den Beobachtungen

In dieser Zeit gab es noch keine Computer und der Fundamentalkatalog des Mondes war noch nicht vollständig. Deshalb dauerte beispielsweise eine einfache Berechnung des höchsten Standes des Mondes mit Hilfe von Logarithmustabellen etwa sechs Stunden. Aus diesen Gründen wurden die letzten Beobachtungen erst 1881 veröffentlicht. Eine Veröffentlichung der 1882 in New South Wales getätigten Beobachtungen erfolgte erst 1892.

Instrumente die zur Beobachtung des Transits hergenommen wurden

Neben der photographischen Ausrüstung wurden verschiedene andere astronomische Instrumente verwendet.
  • Fünf tragbare Geräte, die auf Stativen befestigt wurden und zur Bestimmung des Azimuts und der Höhe des Mondes dienten.
  • Fünf mobile Geräte (" Transitinstrumente "), die die Passage des Mondes über den Meridian maßen. Diese Instrumente waren auf zwei Steinpfeilern (" Transit stones ") platziert. Diese " Transit stones " waren genau nach Nord-Süd ausgerichtet, sodass die Transitinstrumente immer genau nach Norden entlang des Meridians ausgerichtet waren. Diese beiden Sorten von Apparaten wurden zur genauen Bestimmung des Ortes benutzt.
  • Zwei äquatoriale Teleskope ermöglichten eine gute Beobachtung der Sterne und ausgerüstet mit den notwendigen Filtern waren sie dafür geeignet den Transit der Venus zwischen Erde und Sonne zu beobachten. Ein Dreibein aus Metall wurde in den Erdboden betoniert um den Teleskopen genug Standfestigkeit zu geben.
  • Zwölf Uhren der Marke Dent zur genauen Bestimmung der Zeit.
Literatur
  • Issue of the British Royal Astronomical Association, vol. 115 N° 3 June 2005 : M. Frost, A very curious Astronomer, 132-137.
  • P.D. Hingley, The priest and the stuffed penguin 150-158;168-159



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