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Kerguelen L’archipel des Kerguelen est localisé entre 48°35’ et 49°54’ de latitude Sud et entre 68°43’ et 70°35’ de longitude Est, à une distance d’environ :
Topographie
Elle présente de nombreuses presqu’îles dont les principales sont :
La plus grande des îles secondaires est l’île Foch, au centre-nord qui couvre plus de 200 km². Historique
En 1908-1909 (à bord du J.-B.-Charcot) puis en 1913-1914 (avec la Curieuse), Raymond Rallier du Baty et son frère Henri explorent les rivages, les baies et les terres de l’archipel. Le géologue Edgar Aubert de la Rüe assisté par son épouse Andrée entreprend l’étude géologique et géographique de l’archipel lors de quatre campagnes (1928-1929, 1931, 1949-1950, 1952). La station permanente de Port-aux-Français a été créée en 1950. Climat
Les précipitations sont fréquentes, et peuvent se produire sous forme de pluie comme de neige, tout au long de l’année. La hauteur annuelle moyenne à Port-aux-Français est cependant modeste et n’atteint que 820 mm, mais sur la côte ouest à l’opposé, on estime qu’il tomberait trois fois plus d’eau. Les montagnes sont donc fréquemment couvertes de neige mais peuvent s’en dégarnir rapidement et fortement avec la pluie. Il existe plusieurs glaciers permanents marqués depuis plusieurs décennies par un net recul et pour les plus petits d’entre eux par une disparition complète. Le vent d’ouest souffle quasi continuellement à une moyenne de 35km/h, l’archipel se trouvant dans les « cinquantièmes hurlants ». Les vents de 150 km/h sont courants et atteignent parfois 200 km/h. Des hauteurs de houle de 12 à 15m sont courantes, mais l’archipel offre aux bateaux de nombreux abris bien protégés. Faune et flore
Les eaux environnantes sont caractérisées par la dominance de légine. Les écosystèmes originaux ont cependant été profondément modifiés d’une part par la surexploitation des ressources (chasse baleinière et phoquière tout au long du XIXe siècle, pêche industrielle à la fin du XXe siècle) et d’autre part par l’introduction volontaire ou involontaire d’animaux exogènes qui se sont acclimatés : lapins, chats, rats, rennes, truites, etc. La végétation terrestre est assez maigre, formant près du littoral des paysages de toundra, mais se réduisant le plus souvent, dès que la pauvreté du sol s’accentue ou que la rudesse du climat augmente avec l’altitude, à des touffes éparses au milieu d’étendues minérales ou à de discrètes colonies de lichens. On trouve une espèce caractéristique : le chou de Kerguelen (Pringlea antiscorbutica). La végétation marine est en revanche très exubérante, marquée par la présence de vastes forêts sous-marines de Macrocystis ou par une frange côtière de Durvilléas. visitez le blog du chef de district de Kerguelen de la 58ème mission, Yann Libessart. crédit photos : Lucia Simion
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