Journal de bord du Marion Dufresne - nov/dec 2009

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textes : Sandra Blais

Mercredi 18 novembre

Le Marion Dufresne a appareillé à destination des îles australes pour le troisième et dernier ravitaillement de l’année des districts de Crozet, Kerguelen, et Saint-Paul et Amsterdam.


Photos : Anette Scheffer

Après le vif succès de la journée portes ouvertes du dimanche 15 novembre qui a accueilli plus de 3500 visiteurs, le Marion Dufresne se prépare désormais à affronter les 40èmes rugissants et des 50èmes hurlants.

Le navire embarque 70 scientifiques qui se rendent en mission sur les différentes bases australes dans le cadre de leurs programmes de recherche. Au travers des sciences de la vie ou de l’univers, ces programmes couvrent des thématiques qui vont de la protection de la biodiversité aux recherches sur le changement climatique.

Le Marion Dufresne devrait d’ailleurs être le 8 décembre prochain, au moment du démarrage du sommet de Copenhague, à Amsterdam qui abrite un laboratoire d’analyse de l’air, point de référence mondial pour le suivi des gaz à effet de serre.

A bord, le préfet, administrateur supérieur des Taaf, M. Rollon Mouchel-Blaisot, accompagné de M. Jérôme Bignon, député de la Somme, président du Conservatoire du Littoral et de l’Agence des aires marines protégées et de Mme Patricia Ricard, présidente de l’institut Paul Ricard, membres du conseil consultatif des Taaf.

Une quinzaine d’éco-touristes visiteront ces terres exceptionnelles, accompagnés par deux guides naturalistes, Luc et Sandra.


Photos : Johanna Fournier


Photos : Nicole Turbé

Jeudi 19 novembre

Après une première nuit passée à tanguer légèrement, c’est presque traditionnellement que le commandant Courtès nous a accueillis à la passerelle pour nous présenter le navire. La journée a ensuite été bien remplie : petit mot d’accueil par M. le Préfet avant une présentation générale des Taaf. Sans que l’on ne s’en aperçoive, Jacques, notre maître d’hôtel, sonnait l’heure du repas.

Nous n’avons pas pu échapper à l’instruction sécurité et à l’exercice d’abandon du navire… Non mais quelle idée de faire ça à l’heure de la sieste ! Merci au lieutenant sécurité…


Photo : Nicole Turbé

Heureusement, les fauteuils de la salle de conférence sont très confortables et nous avons pu nous relaxer devant un documentaire reprenant l’historique des îles australes françaises.

Vendredi 20 novembre

A bord chacun prend ses marques. Le bateau continue de tanguer, l’accès à l’étrave nous est interdit…


Photo : Anette Scheffer

La philatélie dans les Taaf, comme le dit Luc (notre guide au masculin), c’est un monde d’initiés. Grâce à lui, nous y voyons un peu plus clair maintenant.

Cédric Marteau, quant à lui, nous a présenté la réserve naturelle des terres australes françaises, la plus grande réserve naturelle de France : 2,2 millions d’hectares (y compris sa partie maritime), c’est dire.

En fin de journée, Monsieur le Préfet a offert un pot d’accueil à l’ensemble des passagers et de l’équipage.


Photo : Nicole Turbé

En soirée, à chacun ses divertissements : cinéma, lecture, discussion autour d’un verre, contemplation à la passerelle…

Samedi 21 novembre

Au programme de la journée, présentation des programmes scientifiques menés sur Crozet : « Oiseaux et noms d’oiseaux » - une approche originale pour nous présenter les oiseaux des îles subantarctiques françaises - , film documentaire sur les cachalots, sans oublier l’incontournable instruction hélicoptère (merci Pascal).

Pour certains des scientifiques, c’est aussi l’occasion de tester le matériel !

La fraîcheur commence à se faire sentir à l’intérieur comme à l’extérieur. Nous sommes dans les quarantièmes…


Photo : Nicole Turbé

Dimanche 22 novembre

Comme tous les dimanches à bord, c’est croissants, un bon moyen pour ne pas perdre le fil du temps.

Aujourd’hui Yvon Le Maho nous a exposé en quoi la préservation de la biodiversité et le développement de la recherche en écologie étaient des enjeux majeurs. Une conférence extrêmement intéressante appréciée par l’ensemble des passagers.

C’est à croire que la journée était inscrite sous le signe des traditions : après les croissants du matin, la séance philatélique avant l’arrivée sur Crozet (prévue demain en début d’après midi). Dans la foulée, une présentation de Thierry Clot sur la pêche à la légine.

Juste de quoi nous rendre un petit moment à la passerelle avant le dîner, et découvrir que nous sommes en train de passer la convergence. L’eau qui était à 16° ce matin, n’est plus qu’à 13°. Il nous faudra cependant attendre jusqu’à 19h30-20h00 pour en avoir la confirmation : 5°. Cette fois c’est sûr la convergence est passée !

Lundi 23 novembre

La nuit a été un peu plus mouvementée que les précédentes, juste de quoi rappeler aux quelques étourdis que nous sommes sur un bateau ! Dès le petit déjeuner nous apprenons que nous serons en vue de Crozet plus tôt que prévu, mais sans savoir exactement quand. Nous attendons donc, impatients…

Pour nous faire patienter, nos guides nous présentent le programme prévisionnel d’activité, en insistant bien sur le côté prévisionnel… Puis, après avoir répondu à nos questions pratiques, ils nous laissent enfin monter en passerelle ! On aperçoit déjà les côtes… L’ambiance à bord devient très différente. Tout le monde s’active : vêtements chauds, appareils photos ; à la passerelle ; non sur le pont supérieur, la vue sera meilleure ; finalement la vue n’est pas si mal depuis la passerelle et au moins il y fait chaud !

Le bateau s’arrête. D’un côté Pointe Basse, de l’autre Les Moines et la Roche percée…. Oh, les orques !

Les opérations logistiques de L’Ipev se mettent en place et l’hélico ne tarde pas à décoller.

Plus tard, dans l’après midi, le bateau se décale devant la Baie américaine (BUS pour les initiés). L’ambiance est tout autre, la lumière est étrange, presque mystérieuse… Il neige un peu.

Enfin, la base ! La joie et la fierté se lisent sur certains visages : hivernants, campagnards d’été, nouveaux ou revenants…. Au revoir, à demain. Peut être…

Mardi 24 et mercredi 25

Les opérations logistiques débutées au petit matin ne se déroulent pas comme prévu. La houle est formée, il n’y aura finalement pas de déchargement par portière. Mais pour nous, pas de changement : les uns partent sur BUS, les autres seront déposés sur la base. A peine débarqués, la météo se gâte, la pluie arrive et s’installe pour la journée. Dommage pour celles et ceux qui avaient jugé inutile de prendre les pantalons de pluie ! Dommage aussi pour les photos, mais c’est ça Crozet…

Le vent a forci, en milieu de journée. Après une jolie ballade, l’équipe déposée sur BUS est récupérée comme prévu, mais non sans difficultés… Sur base, la descente au Bollard pour observer les albatros est compromise par des rafales de vents allant jusqu’à 110 Km heure… La récupération des personnes descendues sur base est également compromise. Partira ? Partira pas ? La question fait débat, jusqu’au moment ou tout le monde est réuni en « VieCom » pour faire le point. A peine installés, une fenêtre météo se dégage et nous sommes tous renvoyés sur la DZ hélico presto. Heureusement diront certains, alors que d’autres espéraient secrètement passer la nuit sur base. La nuit a été calme…La météo est meilleure. Ceux qui étaient sur BUS partent pour la base et inversement. Tout le monde passe une très agréable journée. Finalement, nous ne partons pas ce soir, il reste un marégraphe à récupérer au large de la Baie du marin…

Jeudi 26 novembre

Encore une journée qui commence de très bonne heure pour l’équipage, les OPEA et l’équipe devant travailler sur le marégraphe… Vers 9h00, dernier au revoir à la base. Merci à tous pour votre accueil formidable.

Aujourd’hui, ce sera conférences : trois, les guides ont mis le paquet ! D’abord un sujet lié à la conservation, puis la science, pour finir avec quelque chose de beaucoup plus généraliste, mais non moins intéressant, sur la toponymie des Kerguelen.

Vendredi 27 novembre

Depuis notre départ de Crozet, le bateau fille à vive allure avec une moyenne de 16 nœuds. La houle qui s’était formée hier n’a pas faiblie ce qui nous a valu une nuit plutôt mouvementée. Pourtant les creux ne sont pas si importants que ça d’après les marins (3 m) mais ajouté à notre vitesse ça donne tout de même pas mal de gite… suffisamment en tous cas pour mal dormir ! La journée sera comme la nuit : houleuse…. Certains passagers regrettent déjà le calme des premiers jours. Pourtant, nous ne sommes pas les plus gênés, en cuisine ou au service par exemple ce n’est pas évident…

Photo Emile Loreaux

Pas facile de faire quoi que se soit, alors les conférences sont les bienvenues. D’autant que certaines ont des titres plutôt amusant, après les pétrels qui ont du nez, pour s’orienter en amour « Les poissons des glaces, une histoire de grandes gueules » par Stephan Chilmonczyk. Comment résister à un titre pareil ? Voilà un sujet bien différent des manchots, pétrels, albatros et autres. Très intéressant. La séance de tamponnage : incontournable avant chaque district…

Dans la foulée, Henri Perau, nous a présenté la logistique des programmes scientifiques sur les îles subantarctiques. On comprend mieux maintenant certains impératifs logistiques ! C’est sa dernière à Henri, après 30 ans… Ce soir nous changeons d’heure, à minuit il sera une heure… Demain Kerguelen…

Samedi 28 novembre

La houle n’a toujours pas faibli. Nous arrivons au petit matin, mais la visibilité est nulle. Il neige. Nous ne verrons pas l’île avant 6h00, à un demi-mille de la côte. Il parait que nous avons de la chance, que le bateau ne vient pas souvent dans le coin, à proximité de la pointe sud-ouest de la péninsule Rallier du Baty. Si la météo le permet, nous allons y déposer deux équipes scientifiques. L’une travaille sur les fumeroles, l’autre doit effectuer des relevés géologiques, mais pour le moment c’est l’attente... Vers 8h00 le temps s’éclaircit un peu. Mais il faut attendre 9h00 pour voir décoller l’hélico. C’est le temps des photos.

Toujours pour la logistique scientifique, le bateau se décale, d’abord à l’entrée de la Baie de la Mouche, puis au fond de la Baie de la Table, juste en face du glacier Ampère. Splendide !

Nous restons là un moment, avant de repartir en direction de Port aux Français. Nous restons la un moment, avant de repartir en direction de Port au français… Dommage nous ne verrons pas le reste de la cote sud. C’est le temps des derniers préparatifs avant la descente à terre demain et notre première nuit en cabane. Pour les uns, ce sera la manchotière de Ratmanoff , pour les autres , le site de Laboureur…


photo Antoine Vaillant

Dimanche 29 novembre

Dès le petit déjeuner, Luc et Sandra nous annoncent qu’il faut nous préparer à l’éventualité de passer deux nuits consécutives en cabanes. Pour aujourd’hui, rien de changé, mais pour demain, mieux vaut envisager toutes les possibilités… Le ciel est dégagé, il n’y a pas de vent et il fait doux. La journée s’annonce bien. Le groupe de Ratmanoff part le premier. C’est enfin notre tour. La vue sur les îles du golfe est imprenable depuis l’hélico, surtout sur la baleine (André, Jean Jacques, l’ile, pas l’animal !)


Photo : Nicole Turbé

Enfin seuls ! Quel bonheur ! Quel silence ! Cette cabane au bord de l’eau c’est magique. La mer est basse, c’est l’occasion de ramasser quelques moules, avant de nous attaquer au délicieux buffet fourni par la base (terrine de Rennes, truites fumées) et de partir en ballade sur les crêtes…

Photos : Nicole Turbé

A Ratmanoff, la ballade sur la plage ravit tout le monde : manchots royaux, manchots papous, pétrels géants, éléphants de mer, otaries, albatros… Du soleil, pas de vent, bref une journée des plus agréables. C’est l’heure de la pêche (bravo Mathilde et Luc) avant un Trivial Poursuite de folie pendant que Luc vide et cuisine les truites. Délicieuses d’ailleurs à ce qu’on nous a dit.


Vue sur la rivière des manchots, photo Céline Pelzer

Notre point commun à tous : les ronflements de la nuit !

Lundi 30 novembre

A 7h00 nous sommes enfin fixés sur notre sort pour la journée. Nous partirons tous comme prévu pour le Val Studer. Certains y seront déposés et rentreront à pied sur base, tandis que les autres le feront en hélico… Traversées de rivières… Champ de cailloux…


photo Patricia Ricard


photo Arlette Madic


photo Jean Jacques Gerber


traversée de rivière entre Val Studer et cabane Jacky, photo Antoine Vaillant

Découverte de la base, visite du laboratoire de géophysique de la station du CNES (ce qui est plutôt rare) en compagnie de Joseph, devenu guide d’un jour…


Radome du CNES

La météo est splendide, la vue est belle et dégagée sur l’ensemble des sommets.

Photos : Nicole Turbé

Mardi 1er décembre

Dès l’aube le Marion quitte le Golfe du Morbihan, direction Rallier du Baty. Nous allons chercher les scientifiques laissés sur place. Ce ne sera pas simple…


Albatros à sourcils noirs, photo Antoine Vaillant

La météo n’est pas favorable et nous ne voyons pas grand chose de l’île. Certains s’ennuient un peu… D’autres en profitent pour se reposer. D’autres encore suivent les opérations logistiques et le relevé puis le mouillage d’un marégraphe…


marégraphe, photo Antoine Vaillant


marégraphe, photo Arlette Madic

Luc nous parlera des chats de Kerguelen…

La journée se termine comme elle a commencée, dans la brume…

Mercredi 2 décembre


Le Golfe au lever du jour, photo Arlette Madic

Dès les premières lueurs du jour, le Marion commence à naviguer dans le golfe. Les îles se détachent, une à une, dans une douce lumière… Nous contournons bientôt l’île Longue et enfin c’est Port Jeanne d’Arc (PJDA en taffien !)

Vers 9h30, nous partons à terre, pour visiter l’ancienne station baleinière, construite il y a 101 ans par les Norvégiens… Curieusement, après autant de temps, certains des bâtiments sont encore debout... Mais le plus curieux, c’est cette envie irrésistible de toucher les matériaux : cuves rouillées, baleinières et autres. Comme s’ils allaient nous révéler leurs secrets ! Etrange… Pour certain, tout ça n’est qu’un vulgaire tas de rouille ; des déchets qu’il vaudrait mieux évacuer… A chacun sa sensibilité !


photo Arlette Madic


photo Jean Jacques Gerber

Nous partons ensuite pour une ballade en direction du halage des Swains, avant de basculer sur les crêtes où nous mangeons sous un grain de neige…Original comme pique nique…


manchots papou, photo Antoine Vaillant

Nous rembarquons en début d’après midi avant de retourner tranquillement à Port aux Français. Il y a plus de monde que ce matin en passerelle…

Jeudi 3 décembre

On prend les mêmes et on recommence, enfin presque. Ceux qui étaient allés à Ratmanoff au début de la semaine partent sur Laboureur et inversement.

Le temps est bien différent entre les deux sites. A Laboureur, il fait beau et doux. Pourtant, il est décidé à la majorité de rentrer passer la nuit à bord…

A Ratmanoff, le ciel est couvert et la température plutôt fraiche… mais qu’à cela ne tienne, on reste !


photo Antoine Dervaux


photo Antoine Dervaux

Vendredi 4 décembre

Pour notre dernier jour à Kerguelen, nous visitons et/ou redécouvrons la base… Gérance postale, résidence, chapelle, cale, bibliothèque (ah, non, elle est fermée à cause des travaux de restauration), salle de sport, hôpital, etc.… Puis le déjeuner, l’hélico, les aurevoirs… Merci à tous de votre accueil, particulièrement à l’équipe cuisine pour nous avoir tant gâtés…


Retour à bord, photo Céline Pelzer


Cormoran, photo Nicole Turbé

Samedi 5 décembre

Nous voilà repartis pour deux jours de mer, rythmés comme il se doit, de présentations, de documentaires, d’exercices d’abandon du navire, et autres. La fatigue commence à se faire sentir pour certains d’entre nous et ces deux jours devraient nous permettre de nous reposer avant l’arrivée sur Saint Paul et Amsterdam.

Aujourd’hui ce sera Ker 12ième, un film monté à partir de vidéos amateurs de la 12ième mission à Kerguelen. A l’époque les priorités n’avaient rien à voir avec la préservation de l’environnement… loin de là ! En dehors de ça, il est amusant de voir que pas mal de choses sont restées les mêmes plus de 40 ans après.

Puis Sandra nous parlera de réhabilitation d’écosystèmes dégradés à travers les exemples de Saint-Paul et Amsterdam.

Nous avons repassé la convergence : la température de l’eau qui ce matin n’était encore qu’à 3,5° est passée à 6° à midi pour être à 10° vers 20h00.

Dimanche 6 décembre

Le soleil brille intensément et réchauffe nos cabines à travers les sabords…. Pas de doute nous quittons progressivement le climat subantarctique.

Aujourd’hui, nos guides nous proposent un documentaire présentant une partie les études scientifiques actuellement réalisées sur cette espèce : « Eléphants de mer, des agents très spéciaux ». Matthieu Authier, qui rentre justement de Kerguelen après 3 mois passés à travailler sur les éléphants de mer, répondra à nos questions.

Ensuite, séance de tamponnage philatélique, mais est ce encore nécessaire de la mentionner…. puis présentation du programme prévisionnel d’activité pour Saint-Paul et Amsterdam. Voilà une nouvelle journée de passée…

Lundi 7 décembre

L’aube… Saint-Paul… Une mer d’huile…


Le Marion devant Saint-Paul, photo Christian Mahé

Situation idéale presque inespérée qui permet d’envoyer à terre les quelques scientifiques ayant obtenus une autorisation d’accès de 72 heures…

Situation tellement inespérée qu’elle nous permet à nous, passagers touristes, de faire un petit tour à l’intérieur du cratère en zodiac ou en vedette… Enfin, pour ceux d’entre nous qui se sentent de passer par l’échelle de pilote : exercice pas facile…


Retour au bateau, photo Jean Jacques Gerber

Nous restons quelques temps devant le cratère, juste de quoi faire de jolies photos avant de repartir pour Amsterdam.


La Roche Quille devant Saint-Paul, photo Christian Mahé


L’île de saint-Paul, photo Jean Jacques Gerber

Nuits en cabanes ou nuits à bord, le groupe est partagé. Les « nuits en cabanes » fouleront donc le sol d’Amsterdam avant les autres… Nous avons le choix entre deux sites : Ribault et Antonelli, curieusement les femmes choisissent toutes Ribault et les hommes tous Anto. Est-ce pour les otaries que l’on va à Ribault ou pour la proximité de la base (15 min à pieds) ? Est-ce pour l’ambiance d’une soirée sur le bord d’un cratère, ou pour la petite ballade (45 min) que l’on va à Anto ? A moins que ce ne soit parce que Luc va Anto et Sandra à Ribault… Les femmes d’un côté, les hommes de l’autres !

Au programme de la soirée, ou plutôt au menu : Langoustes et bœuf d’Amsterdam… Pas mal comme accueil, merci les cuisines…


L’accueil sur Amsterdam, photo Jean Jacques Gerber

Mardi 8 décembre

Nous retrouvons les « nuits à bord » après un copieux petit déjeuner sur base. La pluie menace et notre programme est modifié en conséquence.

Nous partons tous pour la MAE, ou Mare Aux Eléphants, avec Cécile Chauvel, en charge du programme scientifique mené sur les otaries. En fait au lieu d’une mare aux éléphants c’est plutôt une plage aux otaries… Elle nous explique en quoi consiste sont travail et réponds à toutes nos questions…


Otarie, photo Jean Jacques Gerber


Otaries, photo Arlette Madic

Malgré la pluie, nous partons ensuite en direction de Pointe Bénédicte et le laboratoire d’analyse de l’air. Nous y retrouvons Adrien Maurel pour une petite visite et quelques explications sur les mesures effectuées ici.


Laboratoire d’analyse de l’air, photo Arlette Madic

Nous rentrons sur base pour partager un magnifique buffet avec les hivernants.

Pluie, pluie, pluie et pluie…L’après midi sera très largement arrosé. Nos guides nous proposent une ballade jusqu’au cratère Antonelli ou une visite des jardins météo et autres tunnels de lave, pour ceux d’entre nous que la pluie n’effraie pas … mais nombreux sont ceux qui préfèreront rester au sec !


Amsterdam après une journée de pluie, photo Arlette Madic

Mercredi 9 décembre

La météo exécrable d’hier ayant bouleversé le déroulement des opérations logistiques, nous ne partons pas comme prévu pour récupérer les « oubliés » de Saint-Paul, et restons sur Amsterdam pour la journée…

Ballade à BMG, une petite cabane en bordure de falaise et entourée de phylicas… Buffet… Montée au sommet du Vénus inférieur pour les courageux et boutique pour les autres…


Branche de phylica, photo Marie Therese Salie


Coulée de Vénus, photo Arlette Madic

A bord, l’équipage, qui a obtenu l’autorisation de pêcher, en profite pour mettre quelques lignes à l’eau … Même Luc et Sandra s’y essayeront !


Pêche, photo Sandra Blais

Pendant ce temps un mâle orque tourne autour du Marion…


Orque, photo Christian Mahé

Jeudi 10 décembre

6h00 : Nous voici de retour à Saint Paul. En moins de deux heures tout le monde est remonté à bord avec le matériel. Nous repartons vers Amsterdam.

10h30 : Amsterdam et les falaises d’Entrecasteaux…


Falaises d’Entrecasteaux, photo Christian Mahé

11h00 : devant la base 12h00 : début des descentes à terre.

Tous le monde est invité au barbecue…


Barbecue, photo Marie Therese Salie

14h45 : début des retours à bord, ce fut une courte visite, juste le temps d’un repas… 17h45 : au revoir les amsterdamiens, au revoir l’Austral…


Au revoir l’Austral, photo Marie Therese Salie


Au revoir Amsterdam, photo Jean Jacques Gerber

Merci à tous…

Vendredi 11 décembre

Ce matin, Claude Bachelard lâche sa casquette d’OPEA, pour nous parler de la médecine dans les Taaf.

L’après midi sera largement occupée entre : visite des machines, projection d’un documentaire de Thalassa traitant de plusieurs sujets : la base d’Amsterdam, la pêche sur l’Austral, la terre Adélie, exercice d’abandon du navire (et oui, encore !), règlement des dettes (difficile d’y échapper) ; etc.… et la sieste dans tout ça !


Visite de la salle des machines, photo André Bonnet

Pas une minute de répit …

La soirée débute par un pot offert par les médecins… Il faut dire qu’ils sont plutôt bien représentés sur cette rotation : relève des médecins dans les districts, relève du médecin de bord et un OPEA médecin… Et puis comme pour fêter la fin des opérations logistiques, au menu ce sera … langoustes ! Au grand bonheur de tous…


La salle de restaurant, photo André Bonnet

Samedi 12 décembre

En route pour l’Antarctique. Carlos Marsal, le cuisinier qui rentre tout juste d’Amsterdam, nous fait partager son expérience d’un hivernage à Concordia (Dome C) à travers la projection de son film « Entre ciel et terre ».

Dans l’après midi, nous revenons dans les îles subantarctiques, avec Jacques Verron, qui nous présente une partie de son travail au sein du programme « NIVMER ».

Puis suite à une demande générale : projection du film TAAF – Terres extrêmes...

Un pot nous est offert par Henri Perau, responsable de la logistique de l’IPEV dans les îles subantarctiques, en l’honneur de sa dernière rotation mais surtout des 40 années qu’il y passé dans les Taaf…


photo Céline Pelzer

Dimanche 13 décembre

Nous quittons la fraîcheur des îles subantarctiques le temps d’une journée pour le 5ème district des Taaf, les îles Eparses de l’océan indien. Au programme de la journée : Europa et Glorieuses, présentées respectivement par Luc et Sandra et agrémenté de documentaires. Des îles aux problématiques similaires mais aux ambiances, aux paysages et aux animaux bien différents…

Et comme on ne dit jamais deux sans trois, un pot nous est offert, cette fois-ci par nos deux charmants OPEA, Claude Bachelard et Thiery Clot, avant le traditionnel barbecue de fin d’OP sur la DZ. Une soirée sympathique, un peu écourté par une invitée surprise : la pluie…


Le barbecue avant la pluie, photo Céline Pelzer

Lundi 14 décembre

On aurait pu croire que le rythme des journées à bord allait se relâcher après notre départ d’Amsterdam, mais il n’en est rien…

Nous retournons dans les subantarctiques, avec Marc Le Romancer, Patrick Le Chevalier, et Gilles Saragoni, qui nous présentent une partie de leur travaux, et notamment les missions qu’ils viennent de réaliser à Rallier du Baty et à Saint Paul. Une approche intéressante présentant à la fois le cadre scientifique mais également les contraintes réglementaires et logistiques, ainsi que l’aspect technique de missions telles que celles-ci. Très intéressant une fois de plus.

Emile Loreaux, photographe, nous fait partager une partie du travail qu’il vient de réaliser tout au long de cette rotation, à travers la projection de quelques unes de ses photos. Une approche très originale, qui a su toucher nombre d’entre nous. Merci Emile de nous avoir fait partager ton point de vue artistique de ces territoires…

Un petit tour au PC scientifique pour notre toute dernière séance de tamponnage philatélique, vient interrompre les échanges de photos qui s’opèrent depuis ce matin.

Ça sent la fin de la rotation tout ça, mais c’est aussi peut être le début de nouvelles amitiés…


La passerelle, photo Jean Jacques Gerber

Les côtes Mauriciennes sont en vues…

Patricia Ricard et Jérôme Bignon, les deux représentants du conseil consultatif qui nous accompagnent depuis le début de cette rotation, nous offrent à leur tour toute leur sympathie autour d’un Open Bar. C’est plutôt festif les fins d’OP…

Mardi 15 décembre

Escale à l’île Maurice

Mercredi 16 décembre

Le Marion Dufresne arrive au Port vers 9h, après avoir longé les côtes sud et ouest de l’île


Le Marion Dufresne dans la baie de Saint-Paul, photo Amandine George

 

 

 

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